PLM & PLP INTEGRALE
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ana

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SAISON 05 _ EP 01
Codes : [P] pour Peer to Peer. [N] pour Newsgroup. [C] pour Commercial. Chaque data média citée est disponible à la vente comme à l’échange. En ligne. Ou hors ligne. Tu te la procures par tout moyen nécessaire et celui dont tu as les moyens. Nourris-toi tant que tu as faim. Partageons avant que la nuit tombe.

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LAPLACEFORTE.ORG
Avertis que la pénétration de rentrée sera assénée cruelle. Si tu penses que l’heure n’est pas à la défenestration sociale, ControlQuit cette page et dégage d’ici. Tu n’y es pas davantage ni désiré(e) ni propre à le devenir. ‘Je ne suis plus fuckable’. Clique de partout sur ton statut et bel orifice. Une photo de tes chiots avant la SPA lycéenne. Ta last boom boom éthylique. Facebook tracera d’emblée la bonne proie. L’éblouissante solitude. Puis tu me traqueras car hyperfucker Ana toute pixel c’est plus simple que de voter l’autodestruction. Et ton ciel médiéval en pièce jointe. Et le désir tout zippé. J’en joue et j’en jouis. QUESTION 01 PLACE FORTE.
Et l’autre je le fais jouir puisqu’il est fait pour ça. Puisque Dieu lui a collé une encombrante hypophyse. Et une langue pour meubler le vide entre le discours volatile et le post coït. QUESTION 02 PLACE FORTE.
Servir ? Ou Asservir. J’ai vu le soleil disparaître de tes boucles orange. Alors inutile d’y revenir. Car même ta nuit est un gouffre. Moi je veux toucher le fond. Puis remonter vers le bleu. QUESTION 03 PLACE FORTE.
L’exhiber ou le zieuter. Écarter les cuisses ou prendre une éjac pressée ? Hurler et se voir répondre par smileys ? Moi je questionne et ne me donne pas de réponse. Car d’urgence je sais que tu la trahiras seconde d’après. La boue appartient à celui qui la travaille. A celui qui rit quand ça le salit. Alors questionne la question ça suffira à la mise en foire et à la transparence de ton implication. QUESTION 04 PLACE FORTE.
J’ai les moyens que tu me donnes. Deviens Ana si tu sens de te faire pénétrer toute origine. Deviens Vincent si tu sens qu’il est temps d’élargir et d’émarger. Puis d’aimer Ana liquide car Ana nous vaut toutes. Et deviens ce fils de pute de Lokiss, quand tu veux ajuster ton lancer de grenades virales, quand tu veux retourner les fonderies de la Place Vendôme, et cramer les traîtres inside. Les jaunes. Les collabos. Mais… vous les agents triple, vous savez qu’il y a toujours un moment où les cagoules traversent les murs. Toute usurpation est transformable en aberration publique, hein ? Crois-moi, ils arrivent. Que le théâtre du luxe devienne la scène de la transgression pousse à avancer l’heure du meurtre global. Et ça pense en système et tout système, surtout quand il est le fait d’ignorants, est inflammable. Crois-moi, les anonymes défilent et se désinscrivent à la fois… Cachez les diamants et les mines d’esclaves. Renoircissez l’argent. Brûlez les listings. Graissez les milices. Faites raser vos paradis.
[LA CONTRE IMPOSTURE C’EST DE L’ORDRE DU PRÉLIMINAIRE.]
Puis tombera la tyrannie commerciale.
L’identité n’est pas un lieu fermé. Sinon usurpe là. Car je n’en suis pas propriétaire. Mon genre est copyleft. Secoue ce qu’il en reste et change d’IP racial/sexuel à chaque coup de rein. Déjoue le ciblage. Ou sois notre sniper. On te communiquera les cibles potentielles au septième palier. Tue par gratuité. Tue sans distinction. L’effacement c’est discount. Tue par amour du genre humain.
[ FOMME. HEMME. BAISE. SUCE. REPRODUIS À L’INFINI ]
Ou deviens l’ennemi et embraye-moi un coup de coude. Avant la courbe de mon poing vers le point origine de ton mensonge. Ou deviens l’autre et aime le/la à te faire péter la vie. Ou deviens ton avatar 5.0 et quand tu seras arrivé(e) au bout de la chaîne virtuelle, et qu’à force de retourner ta queue, tu te seras fabriqué un hymen à clito inversé, tu auras trouvé et le moyen et l’issue. Enfin, le temps de le revendiquer. Faute de mieux. Loser.
Mais là c’est Ana qui pousse quand ça refuse de venir et se referme quand tu veux esquiver certaines tumescences données pour refoulées. QUESTION 05 PLACE FORTE.
‘Tout le monde est une déception totale’ m’a soufflé Giorno via Alice/langue/vibration. Et j’enrage de ne pas trouver ma place dans sa buccale intermédiaire. Histoire d’arrondir les saillies. Et de suspendre les courbes. Histoire aussi de bouffer du kilomètre qui me sépare de la frontière des merveilles. Mais Giorno a le cul d’une dépression tropicale et j’y glisserai 10 Albanel et 30 Lang et 600 BruniTox pour soigner ses hémorroïdes d’amour. Jusqu’au montant de l’échange. Jusqu’à la chute. QUESTION 06 PLACE FORTE.
Nulle part sinon ici. RÉPONSE 090 PLACE FORTE.
Là. Maintenant. Et encore. Encore. Encore. La viande n’appartient qu’à ceux qui savent la lécher. A celui qui jouit quand ça le mouille.
[ RIEN N’APPARTIENT A PERSONNE ]
J’ai menti en long et ton trou élargi. Mais j’ai choisi l’anonymat. Comme toi. Foule courage.
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LE TERRA ENCHANTÉ
Et on se regarde. On se navigue réciproque. A vue. Je sens l’humidité venir traverser ton jean. Ne regarde pas les autres. Les zombies sélectionnés. Ils sont pauvres. Nous sommes riches. Pour toi ce soir c’est bénévole. Viens, rapproche toi. Que je sente tes 10 dimensions. Ce mélange de sueur d’urine sucrée et d’équivoque dans ta volonté. Appelle-moi comme tu veux. Ou plutôt ne m’appelle pas. Sinon moi c’est Lav : la chose avatar assumée. L’abstractive. Puis demain ce sera Vulv. Peut-être Bit.
…AND NEVER BE FOUND – ALEC EMPIRE – INTELLIGENCE AND SACRIFICE [N]
Le sacrifice est une notion éphémère. Je t’attache si tu veux. Ou tu m’attaches avant que je me mette à courir. Le sacrifice est un passage obligé. La peur c’est de l’accessoire.
LIFE ON MARS ? – DAVID BOWIE – HUNKY DORY [N]
Si tu le sens pas, recule. Il est encore temps. Après le pardon c’est pas un recours autorisé. Lâche vers le sol ton amour-propre. Piétine-le. Efface la mémoire. Le terra invisible et sacré. On va s’en créer une nouvelle. Une ratée. Une fausse. Une indétectable.
AUMGN – CAN – TAGO MAGO [N]
Te déshabille pas. Garde ton t-shirt. Ça fait ressortir tes hanches. Ça rend urgente la sucée. Je te ressens comme manger une infantile. Tu aimes ma clé USB et ce qui s’en écoule ? 1 000 gigas accumulés. 1 000 000 de vols qui m’impliquent.
50 IN THE CLIP – DEAD PREZ – REVOLUTIONARY BUT GANGSTA [N]
Hadopi tronche merde. Le droit d’auteur est devenu une notion policière. T’as vu ? Bouge pas bouge pas. Que je te parcours plage après plage. Je vais te voler toi aussi tu sais ? C’est beau ce spasme. C’est le tien ? Non c’est le mien maintenant. Suce-le.
DIRTBOX – HARMONIC 313 – DIRTBOX [N]
Tu m’arrêtes ? Tu me contrôles ? OK je suis une information. Implémentée dans un algorithme déviant. Qui lui-même déroute un système social qui se dépressurise graduellement. On s’étend. On s’allonge Le temps se recroqueville. Tout se rétrécit. On oublie pourquoi ici. Mais tu dois plus ouvrir.
GRIT – FISSURE PRICE – V.I.P DUBSTEP TUNES [N]
Plus ouvrir car j’ai la langue vaste et délinquante. 10 doigts plus loin le poing est dressé et on en s’y enroule en y frottant les dents les gencives les paupières les amours. J’ai envie de serrer plus fort le lien. Entre toi et toi. Le nœud sale. Je n’arrive pas à te regarder dans les yeux.
THE END – 6BLOCC – FOUL PLAY DUBSTEP ELITE FORCES EP [N]
Ta chatte contre ma chatte. Je viendrai te mettre ma verge plus tard. Là c’est base clito invasif et le gonflement est optimal. Souffle un peu. Tu as vu la résonance en interne ? Ça part du ventre et ça revient vers ma fertile. Putain subversive.
ROOT CHAKRA – BEN SCOTT & CHRISTA MICHELL – MEDITATIONS [N]
Ton trou c’est ma vie.
Lav.
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SAISON 04
Codes : [P] pour Peer to Peer. [N] pour Newsgroup. [C] pour Commercial. Chaque data média citée est disponible à la vente comme à l’échange. En ligne. Ou hors ligne. Tu te la procures par tout moyen nécessaire et celui dont tu as les moyens. Nourris-toi tant que tu as faim. Partageons avant que la nuit tombe.
SAISON 04 EPISODE 01

UN FOMME NIN + SAUL WILLIAMS / Gun Shots by Computer [N]
Je me souviens bien. Le rêve climatisé. Air chaud qui me passait lentement le long de la périnée. Qui remontait le long de l’épine vertébrale. Un enzyme vorace. Décapant les peaux mortes. Dans le dos. La chose à chatte excisée étalait la serpillère. Ruminant sa supplantive colère. Se piquait de la testo depuis 6 mois. Ressemblait à un ado prépubère avec ses six poils sur la poitrine et dix sur le haut de la lèvre pince. Qu’elle ne cessait de lisser. Qu’elle finissait par noircir avec son majeur nicotineux. J’étais mordorée. Elle faisait dégâts des eaux avec sa haine. Et mon cul se frottant contre le radial central. Ah cul magnifique tu aimes ce soleil à rainures ? La nuit avait été vaine. La chose mélangeait les registres de son juke box ventral. Et là elle faisait eaux usées avec sa nerveuse pas clito pas bito. Acné-fièvre me balance « va te faire enculer sale pute ! » Les désastres ADN font les salopes cruelles. Elle répète : « Va te faire enculer sale pute ! » Les salopes cruelles font les bons sacs de frappe. Il n’y a plus de dos. L’aiguille de la ponction remballe ses 12 cm d’acier effilé. Se retire et laisse perler un peu de jus chaud de la dorsale atlantique. Au large du Yemen.
UNE HEMME M83 vs APHEX TWIN vs KHIA / Pussy Licker [P]
J’avais bien capté l’émission. Me faire enculer ? C’était 10.000 fois fait, jeune hemme. Sale pute ? Comme toi, comme vous tous. C’est un fait établi par tant de rapports de la centrale sombre. 480 ami(e)s sur Facebook. 480 putes pour vos crâneries de chatteuses retroussées, de queuleues ravalées. Ça capitalise sur l’objet « ami » dans les sex shops de la nouvelle pornographie. Maintenant. Le progrès social. Vous êtes tous maqués. Problème, hemme non contondant, on me traite pas. Problème, transsexuel typé made in USA, je te fais face. Quand on insulte comme un foutreux on paie comme un éjaculeur. Conculsion n°1278 dans le catalogue des punitions nécessaires : je te colle ma main faite bombe dans ta barbichette dentaire, et là tu pisses le sang comme cette fomme que tu ne cesses de réaffecter dans ton labo de campagne. Vise les testicules fantômes, Ana, qu’elle se sente dans le senso du genre idéal. Retape à la talonnette, la répétition faite transe c’est le best way pour renforcer la mémoire sensorique. Alors mutante, on se sent dans l’érectile, on a toujours envie de verbaliser la queen Ana à chatte lumineuse ? Et cul klaxon ? Et bouche gyrophare ? Et bite ovulatoire ?
A L’IDÉE LIARS / Drum’s Not Dead / It’s All Blooming Now Mt. Heart Attack [P]
Alors lela choubaka du sex discount, t’es dans l’humeur de te faire lyncher le discours façon skin head bomber et petits accessoires virilisés ? Ça veut sloganiser l’humide et la pétillante ? Ça veut théoriser le genre et aplanir les dérangements biochimiques ? Foutre queue dans ta face devenue sang ! Ma chatte est magique et je l’assume dans sa globalité planétaire. Ma bite faite idée est la gloire des caresses imprudentes. Si tu veux devenir alligator je me ferai tyrannosaure et je te viandoxerai niomme niemme ! Miam miam ! Nonne formatée ! Et crois moi, moi, je saurai où trouver ma jouissive. Pas gravée sur un nouveau monument aux sexes morts. Pas listée dans une thèse de Berkeley, mode « je suis malaise alors je dogmatise mon désastre ». A l’idée je te dis, chatte reverse ! La trans-idée c’est ta somme, ça sonne suic-idée. Ça te résume, non ? NO SEX IN AIX J’ai retrouvé l’angélique démon à Aix. Le Manuel de Venise. Le juif de la Giudecca. On est deux sentimentaux. On le revendique. Dix ans après, on partage la même malice dans le vice amoureux. Je lui ai rien dit de la cellule rouge. De l’œil. Des humides. Du temps monnayé. On voulait se retrouver vierges. Se mentir purs. Il ne m’en a pas dit plus de ce qui avait tracé les rivières autour de ses yeux. Et oxygéné quelques boucles sur les hémisphères de son visage encore infantile. On était deux avatars de nous mêmes dix ans avant. Il revenait de Sicile. Là où les fentes s’ouvrent au zénith. Là d’où vient une moitié de moi. Je voulais rien savoir. Je présavais d’avance. On était deux nous harnachés en Vénitiens violents. C’était bon. Et moi le bonheur ça m’effraie pas. Tant qu’il ne ressemble pas au vôtre. Qui me terrorise. On a roulé pendant des heures sur la zone écœurée de lavande. Confrontant nos mélodies profondes. Rien n’avait vraiment changé. On s’est joint au chœur de l’armée noire pour massacrer la Nina SIMONE de « Wild is the wind » [N]. C’est notre zique d’ascenseur, notre valse nuptiale. Le truc au galop qui nous faisait descendre les braguettes volatiles. Un truc de fougueux. On avait 20 ans, Nina, elle encore, la super camée, sulfurant « He’s Got The Whole World In His Hands » [N], la vie ça nous la mettait en érection. Seul fossé, le Whole World, on ne jouissait Mousline que si on lui déchirait la Divine. On s’est perdu pas longtemps dans cette ville o-crasse faite musée. Pas si vomitive au final. Mais. Manquait la mer. Manquait la merde. Manquait la Gare Saint-Charles. Manquent les collines berbères de Marseille. Mais avec Manuel… avec lui je traverserai Neuilly-sur-Chienne que je trouverai ça survivable. Même la locale logotomisée. On n’a pas baisé. C’était notre commun l’outrance fucking. Alors parfois l’extraordinaire amour c’est juste regarder les mêmes choses au même moment. Se tenir les 20. Y lire nos devenirs incertains. Et jouir du vide et du reste. Se retrouver dans l’odeur de la chair. Se croiser par la peau endormie. Se parler sans langue. Tous ces stéréotypes d’enculée de sa mère, qui restent des intouchables. Des vacuités qui ralentissent même les criminels en fuite. Mourir comme ça. Vaut vos prisons IKEA.
FIN DE MISSION
ANA V
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SAISON 04 EPISODE 02

COMMENCER PAR LA FIN
BRAHMS / EIN DEUTSCHES REQUIEM Op.45 – 1. Chor : « Selig sind, die da Leid tragen » [N] (a.b.sounds.lossless.classical)
D’office je l’ai calculé l’amphibien. D’office le supérieur me l’a joué affable. Son regard était si profond que l’on aurait pu y faire pisser 120 barracudas. Encore il s’est approché de moi. Comme un lâche. Sourire en cœur et main sur la poche revolver. Son regard était si large que l’on aurait pu laisser deux colonnes Durutti l’outrager. Encore il me parle. Il me fait tinter en un claquement de lipstick : je veux vivre. Desserre, je dois respirer. Dieu, ma langue lui cogne direct. Dieu tu n’es pas ma peur. Dieu tu n’es pas mon céleste godchose. J’ai un intestin long de 8000 kilomètres d’ici à la frontière noire de ta supervision. J’ai deux fleuves en cathédrale qui inondent mes inconnues. L’étoile qui m’a fait naître saura te résorber. Te réaffirmer. Les molécules sont cannibales. Elles te boufferont le stigmate et. Tu va jouir de tous tes versets humides. Elle te mordilleront l’amphigène de tes seins et. Tu mendieras l’aveu et la confession. On ne négocie pas avec la Nature cher enfant. Petit Ange inutile et. La vibrance va te donner de la signification. L’ondule va t’injecter de l’inconséquence chimique. Vas-y prie ton logo en croix de fer. Ramène ton poing vers la terre car. Durutti repart sur Barcelone. Dieu tu n’es pas ma vie. Dieu tu n’es ni la question ni la réponse mais. Une décadence de l’empire neuronal tout au plus. Ta mise à mort sera mon apothéose. Mon plat du jour. Jésus Marie Ana. Ne m’étreins pas. Ouvre tes fémorales. Jouis sur mes canines. Fais jouir ton regard des gouttes qui perlent sur mes seins de lait puis. Regarde la pyramide là-bas. Au-delà de l’histoire. Tu la vois ? Gravis les dix dimensions de ton identité et. Enjambe l’arborescence ainsi révélée et. Tu es au top ? C’EST MAINTENANT. GOD YOURSELF
AKIRA / OTOMO [N] (a.b.hdtv.x264)
TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! BANG !
BE YOUR OWN TERROR
LUIGI NONO / COMO UNA OLA DE FUERZA Y LUZ / Slavka Taskova – Maurizio Pollini – Claudio Abbado [C] (DG Web Shop)
Je veux t’exciter l’envie de rompre Avec l’endémie eunuque des adolescences Contagieuses manipulations des gênes Raccourcis au délai d’une vie Je veux te saigner du désir de percer L’hymen sécuritaire des parkings humains A doctrine scarifiée d’idéaux asservis Sur la grande table du commissaire Aux dégénérescences prophétiques Dans la pièce où la chute Aussi mutilante soit-elle Est la tienne En sursis La tienne OUBLIONS TOUT ça.
LUIGI NONO / CONTRAPPUNTO DIALETTICO ALLA MENTE / Magnetic Tape Realization / Rai [P] TU ES EN TRAIN DE VIVRE
SCÈNE 1 – bande-son : APPARAT / KOAX [P]
(Une proto prostituée / à valider) « Tuée » ça me résume aussi c’est vrai. Mais l’idée de ma vie est une persistante qui s’accroche sur le plop plop de la goutte. (Crier créer très fort) Et puis personne n’a personne n’a personne n’a cliqué sur DELETE ! (Clamer avec véhémence) J’ai quand même flingué le spammeur suprême ! Je le mérite l’orgasme d’abandon de nous 2 ! Quitte moi je perds une photo de toi, stp, stp, stp sur ma vie. Relaisse toi. Tu me laisses te formater le cul ? Avant ton extinction consentie ? Dis non et j’efface ta donnée à zéro. (Elle sort – on enlève le décor de la cellule rouge – on garde écrit son statut Facebook sur l’écran mural : SEULE À SEULS)
SCÈNE 2 – bande-son : MATMOS / FOR FELIX (and All The Rats) / A Chance To Cut Is A Chance To Cure [P]
(Un acteur rentre sur la scène et se met sur le côté – peau tatouages prisonniers slogans claniques – une fille est au centre, un slip un soutien-gorge blancs) Lâche toi aller là et ici allonge tes chairs je te caresse à ma demande. Je suis le génome mâle qui va venir en et sortir de. (Sur l‘écran mural s’affiche sa page MySpace il se déclare ignorant a 1677 ami(e)s / 387 tracé(e)s localisé(e)s recherché(e)s / 1290 consumants ciblés) Lave toi partir haut et bas. Devant derrière debout mets toi sur le ventre. Je vais te lécher très lentement le dos. Tes reins qui vont s’arquer vers le bézier. Je te laisse habillée. Te suce à la longue à travers le slip blanc. (Les cuisses demeurent mi-closes puis palpitent comme des ailes) Ne dis pas un mot. Tu n’es pas nue tu vois. Je te demande rien te donne tout. Est-ce que tu sens ma langue qui mouille ton tissu de pudeur ? Est-ce que tu décodes ce que me transmettent tes lèvres ne ralentis pas ? (Les éclairages halogènes montent en puissance) Mes lèvres rouges contre tes lèvres blanches. Ma main parcourt ton corps et cherche courbe effleure ton téton de chiffon. Il pointe vers le Dieu anonyme. L’épouvante. (Parler très vite en syncope chorale) Je te déteste LK. C’est intégré. C’est intégré. Intégré. Je te tuerai pour 41 crédits. INTÉGRÉ. INTEG. Ne t’arrête pas garde mes hanches fertiles malaxe le limon. INTE. Je n’ai plus beaucoup de vie. On doit atteindre le bunker. INT. IN. INI. INIT. Ne me porte pas trahis moi reviens intègre moi dégage fais pénétrer. INITIA. Ta salive dis-moi des choses vies. Je. LISA. Suis encore ton sommet. TION. Au bunker je te dis coma ! COME ! COME ! (Pistons hydrauliques activés / tremblement salle Richter 14 marge de progression 180%)
SCÈNE 3 – bande-son : COUNTERSTRIKE & THE PANACEA / TINNITUS [N] (a.b.music.jungle)
(Eclairage blanc intense – injection spectateurs GEN05 – fréquence sinusoïdale niveau 40 – pulsation 12 battements/minute) Je sais où je suis. Je suis un point sur le maillage planétaire. (Oscillation poussée à 25 battements/seconde) Je sais où je suis. Ma vie est une coordonnée dans le process global. (L’actrice se pointe un doigt dans la bouche) Je sais où je suis. Là. Au fond. Le croisement des humeurs. Le siège de l’amour. (Le public ne doit plus respirer – Son bras a pénétré entièrement dans l’orifice buccal) Je sais où je suis. Je suis en face de je sais qui je suis. (Sauter – hurler) JE SUIS TA GRENADE ! (Oscillation poussée à 30 battements / seconde – laisser le public avaler) (La femme accouche d’un manuel de maniement des armes – laisse la page de garde ouverte – quitte la scène de combat par le sol)
SCÈNE 4 – bande-son : PAN SONIC / MUTAAATTORI (Mutator) [N] (a.b.sounds.mp3.2000s)
(On amène un poste de télévision au centre du podium circulaire écran bleu) (U R THE KERNEL PANIC est projeté led monumental sur le plafond) (Le rideau de fer tombe bruyamment. On expulse le public à coups de matraque. On ouvre les vannes d’un barrage chinois. Le théâtre est englouti)
RIRES. FIN.
FIN DE MISSION
ANA V
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SAISON 04 EPISODE 03

OVERTURE – LARGO
14h01 Fury se connecte. 14h01 Fury lance avis de recherche. 14h02 Chaz met en vente feu / sang. 14h02 Fury achète Chaz, baise Fury République. 14h03 ANA branche l’œil. 15 morts famine. 14h04 Rapide-Jetable-Zardoz-Janus-Beast se connectent. 14h05 Le LKP abattu trois CRS otages. 14h06 Préfecture de Saint-Denis Réunion explosion. 14h06 Tentative traçage HADOPI. 14h06 ANA place une dérivation Madagascar via Kiev. Triple mirror sites. Full encrypted SSL access. 14h08 Beast envoie message. Beast queue pleine. 14h09 30 morts famine. Demande à cracher. 14h09 ANA s’ouvre collectif. 14h10 ANA streame sa chatte. 14h10 ANA a braqué un spy sur Beast. Fais cracher son disque système. Open Queue. 14h12 Beast se déconnecte. Jetable embraye A NA. 14h13 Jetable est humide. 14h14 Rapide se déconnecte. Fonblave93 se connecte. 14h15 ANA éjecte Fonblave93. ANA c’est 95 pas 93. 14h16 ANA tease sa chatte. 14h17 ANA reçoit 8 messages de soutien à son action vaginale. 14h18 Le DAL a envahi la bourse. Cotation CAC 40 bloquée. 14h19 Zardoz se déconnecte. 14h19 Zardoz se connecte en anonyme. 14h20 Albanel a été enlevée revendication : les 1000 de la cellule 95. 14h20 ANA lance une promo ANA 20 mn prix 15. 14h22 Janus valide promotion. Bloque rdv 15h00 GMT. 14h23 Fury négocie double promo rdv 19h00 GMT. FIRST LIFE. 14h23 Jetable s’est vidée. Plein les poils. 14h24 Hors champ ANA se prend un trait. 14h25 Hors champ ANA se prend une piste noire. 14h26 ANA enfile un collant à même la peau. Découpe au ciseau Lycra devant les orifices. 14h27 ANA se colle l’œil plein champ 30 doigts seconde. 14h28 MaxDick vient de se connecter. 14h28 Gotaz vient de se connecter. 60 morts famine. 14h29 Gotaz vient de se déconnecter. 14h29 Hole vient de se connecter. 14h29 Grease vient de se connecter. 14h29 MaxDick vient de se déconnecter. 14h30 Grease envoie un message. 14h31 VacheFolle lui répond. Prête à tout. Gros cul large. Tous modules pénétrants. 14h31 Hole se connecte ANA mode privé. 14h31 Naro se connecte. 14h31 ANA a tracé l’IP de Naro. C’est un sombre venant de la centrale. 14h31 ANA bombarde Naro de killware. 14h32 Naro se déconnecte. 14h32 ANA envoie un accord CB à Hole. 14h32 VulvaKilla se connecte. 14h33 ANA envoie un explicite. 14h34 VulvaKilla est mise en attente. 14h34 ANA s’anonymise. 14h34 Hole ouvre vaseline. 14h35 ANA décadre l’œil vidéo d’attente pour collectif. 14h35 ANA baise full screen Hole, timer sur 20 minutes. 123 morts famine.
SECOND MOUVEMENT – LES SITUATIONNISTES N’ONT PLUS LA SITUATION EN MAIN - ALLEGRO
C’est un marchand de mort. Hole. Hole bande pas. Un pubard qui la joue canaille noisy. Un Enragé de l’Armée d’Australie. Ou des Death Squad de Publicis. Enfin un Situ post-11S. Niveau Karl Zero. Une pourriture à hisser de l’insurrectif à la table du baron Ardisson. Dont on coupera la tête place de la Concorde. On t’oublie pas. Hole bande pas. Le genre Arnaud Viviant à colère marketée. Qui vous fera un exposé dénonciatif sujet la nocivité du déflux audiovisuel. Avant d’essayer de vous vendre le plasma qui diffuse le néospectaculaire. De vous vanter le nouveau mediacenter provenance anarchofasciste de la cellule californienne Apple. Hole bande pas. Ce Hole je lui ouvre mon cul car il a la CB de son imposture. Quitte à faire la pute autant la faire pour de plus grandes salopes encore. Les grosses swindles amènent les gros bankables. Hole bande pas. Les situs c’est une balle dans le concept. Puis frigo. A la chaîne. Ils aiment ça les frigos. Et les chaînes mentales. Et la non érection. Comme la dépression Debord. A suicider dans l’urgence. Jamais faire confiance aux maniaques. Jamais croire les faiseurs de discours schizoïdes. Les bons mots ont ramolli les queues révolutionnaires. La théorie un tue-plaisir. Tony est partant. Tony est toujours partant pour la dévastation gratuite. Hole bande pas. Je battrai la mesure à l’accordéon. J’adore pourrir le répertoire des fanfares ultrachose. J’adore désaccorder l’action politique. Et le théâtre élyséen des mourants. 14h47 Hole parle trop. Hole bande pas. 14h48 CB Hole débitée. 14h49 Hole radié. 239 morts famine.
TROISIÈME MOUVEMENT – FURY S’EST MISE EN ATTENTE D’ANA - ADAGIO
19h00. 655 morts famine. J’attends l’Ana. Derrière les lignes ennemies. C’est ce que disait de moi l’autre chérie. On croit toujours que « t’es acculée behind the enemy lines ». Ah ouais et alors quoi petite chouatte d’amour ? Je suis Fury pseudo bon marché ok ok… je suis une fille sur le fil. Attente interminable sur Meeticore. J’y suis pour les fluides et les amours bruts. C’est inscrit dans mon statut. « Les hauts fonds, rien d’autre ». Les Executive femelles qui clignotent à côté de moi, jouent l’émancipation par le carottage salarial. Le dépassement par la culture du résultat. « Aimerais un homme drôle et tendre, avec situation, qui aime aller au théâtre et voyager à travers le monde. » Ça brasse salement de l’air de ce côté-là du standard. Et beaucoup de désœuvrement dans le calvaire suprême de la non procréation. Des tornades de pixels solitaires. Mais je suis candidate. Moi aussi. « Aimerais femme/homme/mutant pour échange invasif et inversion des origines. » Pas Fury, Mandarine31 ;-j pour cet autre canal mytho. Et ma Mandarine31 ;-j mange à peu près tout ce que lui servent les avatars listés. Les profondes abstinences font les belles emprises. On est tous là pour ça – cliquer sur envoyer / cliquer sur envoyer / cliquer sur envoyer / cliquer sur envoyer. Tout prendre / Tout donner. Le dessert flambé tape à la porte. Via un autre canal mystique. Le canal ANA. L’avatar redevient Fury. J’ai enlevé mon slip. J’ai laissé tomber une identité. Je vais en avaler une autre. Les accès sont lubrifiés. Le mode binaire de l’amour et de la haine est enclenché. J’ai grave envie. 19h01. Le compteur famine bloqué. Je déconnecte mon désir de toute virtualité. Viens. Rentre.
EXIT MUSIC - SOSTENUTO
ME SO HORNY – 2 LIVE CREW [P] [N]
FIN DE MISSION
ANA V
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SAISON 04 EPISODE 04

CONTREPOINT GODWIN – SOUS LE HAUT PATRONAGE DE MADAME LA MINISTRE DE LA CULTURE CHRISTINE ALBANEL – LARGO / ATTACA
HITLER. SS. WALKYRIE [N]. GESTAPORC. HADOPI. LIBERTICIDE. DROITS D’AUTEUR. RÉGULATION. UNIVERSAL. SACEM. SERVEUR. PEER TO PEER. IP. CLAVIER. SOURIS. MAIN.
CIBLE.
MAIN. SOURIS. CLAVIER. FIREWALL. IP CRYPTÉE. IRC. SERVEUR FANTÔME. NON TRAÇABLE. UNIVERSAL BIN NATION. DÉRÉGULATION. LICENCE. GLOBALE. LIBRE. INTERNET.
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PRENDRE D’ASSAUT LE PALAIS / Incarnats - ATTACA CON BRIO
‘Si continuant à méconnaître les conditions habituelles de la guerre entre peuple civilisés, nos ennemis massacrent encore un seul de nos soldats, nous répondrons par l’exécution d’un nombre égal ou double de prisonniers. Toujours généreux et juste, même dans sa colère, le Peuple abhorre le sang comme il abhorre la guerre civile ; mais il a le devoir de se protéger contre les attentats sauvages de ses ennemis, et, quoi qu’il en coûte, il rendra œil pour œil, dent pour dent.’
BLACK MONDAY- COOH – Way Of The Future EP [N]
Au dehors des nattes roulés de voracité on se presse vrombissant. Alors accoururent. Autour vrilles et disséquées spirales s’entrelacent. Se poursuivent. Se contresuivent. Et se mordillent débauche. LE MARTELLEMENT. Tranchant de la mitraille. LE MARTELLEMENT. Turgescent de ses furies. LE MARTELLEMENT. Incessant. Où veux-tu qu’on aille ?
‘Les trahisons se châtient, tandis que les faiblesses s’excusent. Mieux vaudrait des criminels et point des hésitants.’
LO PARTO TO – VENGEANZE – The Ribirth EP [N]
Alors accoururent. L’impact dispersait. Des plaies immobiles. Le froid la cisaille. Le froid l’air coulait partout. Les mains. Claquent des dents. Blessent l’enfant. Le flot se noie dans les salves sanguines. Des plaies floues muqueuses pixélisées. Une bouche ridée sa chanson ne fendait pas l’air. Ce fut l’air qui l’amputa. Répand partout. Le ciel rêvait dieu le jeune la patrie un drapeau. Fouetté par le vent la fierté la faim. Où veux-tu qu’on aille ?
‘Il sera établi, tout autour des quartiers que doit occuper l’ennemi, une série de barricades propres à isoler complètement cette partie de la ville. Les habitants de la région circonscrite dans ces limites devront l’évacuer immédiatement.’
–
FREEDOM OF MOVEMENT – ULTRA RED – Clicks & Cuts 4 [P]
Sur son front immaculé une gerbe d’épines grasses. Des flux de chiens alpha qui pourcentagent. On se blottit fléau hachoir terreur. Des remords s’exhalent. La bouche lève ses lèvres pleure ses yeux. Rêve le printemps il ne passera pas la nuit. S’excitent les étoiles les super novas les brunes les rouges. Scintillent par intervalles irréguliers les galaxies humaines. Où veux-tu qu’on aille ?
‘Ordre de se rassembler sur les lieux ordinaires de réunion, de se tenir sur la défensive (vû le mouvement des troupes). Ne pas les attaquer. En cas d’attaque, barricader les petites rues auprès des grandes communications afin de les couper. En cas de lutte ne pas rester en peloton; se mettre en tirailleurs le long des murs. La force est la seule garantie de la Liberté.’
NIGHTMARE MAN – DONNY & CURRENT VALUE – Way Of The Future EP [N]
Les chevilles nouées de mort. Ta poitrine noircie je souffle écorce. Son chant sur pause ses cordes dans la gorge. Va se prostrer cagneux dans le coin de l’histoire. Des refrains comme autant de rafales. Des amis comme autant de rafales. RAFALES. Rage on l’achève pieusement. Le crissement indifférent. Où veux-tu qu’on aille ?
‘Avec ces vieux mensonges de patrie, d’honneur national, de gloire et de conquête, on trompe encore la pauvre humanité. Des torrents de sang coulent à l’heure qu’il est pour la dynastie des [petits] Bonapartes. À quand donc l’avènement de la raison dans l’humanité ? Quand se délivrera-t’elle de ces dieux parasites : [les états, les marchands et les jongleurs ?]’
BABYOHBABYIJUSTCANTSTANDITANYMORE – HERE WE GO MAGIC – Here We Go Magic [P]
L’hymne pitoyable ses éloquences saignaient. Une effusion aveugle de bouche en conviction. L’hymne misérable ses brillances s’entrecoupent. Les logos sonores. L’hymne merveilleux ses brillances t’avalent. Une boue liquide dans la fosse ménagerie. Alors accoururent. Faites taire les sous dev. Hissèrent des échelles de branches adhésives. Sur les grillages de la Très Sainte Europe. Alors accoururent. Mais beuglent les violaces de fer. Dehors! Dehors ! Sous tes pieds brûlent les herbes. Nationales. Où veux-tu qu’on aille ?
‘Les citoyennes patriotes sont informées que le Comité de l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés fonctionne dès aujourd’hui à la mairie du 20ème arrondissement, de 8 heures du matin à 10 heures du soir. Les inscriptions pour Ambulances, Fourneaux et Barricades, ainsi que les versements, se font au comité tous les jours.’
LION IN A COMA – ANIMAL COLLECTIVE – Merriweather Post Pavilion [P]
Il n’y a plus de peau sur ton front nu. Plus d’idées sur les saluts que tu lances. Ton bonheur a disparu ton heure est venue. Un canon aiguise son orifice fécond. La visée sourit se mire dans le miroir. RAFALE. Tu cours. Où veux-tu qu’on aille ?
‘Ce n’est pas assez d’avoir supporté la faim, d’avoir versé son sang, d’avoir bu sa honte : il nous reste trois termes à payer. Depuis plus de six mois nous ne faisons rien, nous ne vendons rien ; avec quoi paierons nous ces trois termes ? Nous ne les payerons pas ! NOUS NE LES PAYERONS PAS ! Je ne fais pas de la légalité ici. Je fais de la révolution.’
PENTAGRAM – COUNTERSTRIKE & GEIN – Collaboration [N]
‘CORE persiste. Sur le déferlement comprimé des images cessives. La guerre enflamme les cristaux liquides. Brillances email des affabulateurs nous sourient. Avant de nous soumettre au pro rata sélectif. Les jauges. L’audimat. La RAFALE. Sur la face convulsive de cet israélien. Zappé comme l’on aurait pu sanctionner. Sa douce échéance. Sa pure mortalité. Qu’il vive. QU’IL VIVE. Au delà de l’écran mural.’
‘L’indignation est à son comble. De courageuses énergies n’ont pas craint de se signaler. Pour la première fois depuis [41] ans des barricades se sont levées. Décidés que nous sommes à payer de nos personnes, nous le disons sincèrement, le moment ne nous semble pas encore venu pour une action décisive et immédiate. Agissons par la propagande et surtout par l’organisation. En un mot, hâtons le triomphe définitif, mais ne le compromettons pas par une action par trop précipitée.’
THE BATTLE ON THE ICE / THE ICE BREAKS – PROKOFIEV – Alexandre Nevski BO [N]
RAFALE. Une giclure à travers le visage. Un cri au milieu des cuisses haletantes. Je te tiens la main mon amour. Un enfant de colère naît souffre on veux qu’il meure. Sa chair blanche sa langue INCARNAT.
‘Quelle journée ! Le soleil tiède et clair qui dore la gueule des canons, cette odeur de bouquets, le frisson des drapeaux ! Le murmure de cette révolution. Qui passe, tranquille et belle comme une rivière bleue, ces tressaillements, ces lueurs, ces fanfares de cuivre, ces reflets de bronze, ces flambées d’espoir, ce parfum d’honneur, il y a là de quoi griser d’orgueil et de joie l’armée victorieuse des républicains.’
ANOTHER WORLD – ANTONY AND THE JOHNSONS – The Crying Light [P]
FIN DE MISSION
ANA V
—
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SAISON 03
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SAISON 03 EPISODE 00

Ana,
Bien sûr j’aurais pu te parler mais sans doute
Je me serais perdu comme à l’accoutumée et mes
Mots auraient été jetés en désordre
Ecrire c’est s’aborder avec plus de clarté
Pas nettement moins d’émotions
Sinon que le regard de l’autre s’estompe
La peur de soi un peu aussi
CAN’T MAKE IT ANYMORE
Je t’ai croisée hier Tu semblais un peu plus
Présente mais toujours empreinte de mélancolie
J’y ai vu un peu de désarroi sinon moins de
Brillance Plus de laideur
Je me rendais compte que je t’avais perdue
Et je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même
Même si je peux blâmer ton exigence Ton impatience
Pour autant que je puisse les imaginer suscitées par
L’amour Je ne m’accorde que le silence
Nos rencontres ont perdu de leur profondeur
Et sécheresse Cynisme et indifférence ont
Pris le pas
Le magnétisme s’est évaporé Même si je
Garde conscience que tout ceci est l’effet
D’un phénomène que mon indécision Mon ambiguïté
Ont créé
« Je sais » ce qui ne m’empêche pas de sentir et de
M’accrocher seconde après seconde à la
Moindre sensation Cherchant l’espoir L’élan
HELPLESSLY HOPING
Je me fais violence aujourd’hui en revenant
Sans retenue En rusant mon malaise Sans le repousser
Sans lui faire une place En lui retournant sa violence
Par un enthousiasme Par une quête du plaisir Qu’il t’est
Plutôt facile A ton tour De livrer aux
Sarcasmes et à ton amertume
Tu t’es enfoncé et je ne peux rien y faire
Tout Tout de suite je ne te l’ai jamais promis
Je saisis ce que je peux ressaisir
Et nous m’échappons Sinon terrés
Dans un coin sombre froid vide
Et là je n’irai pas
Car je n’en ai pas le courage
Car je n’en ai pas la conviction
GOD BLESS THE CHILD
Ana, je suis venu dimanche
Voulant inverser la chute
Et rien n’y a fait
Nos premiers soleils m’ont attiré
Eux me donnaient force et désir
Cette nuit que j’ai faite
S’effondrer Je ne la veux pas
Ni pour toi qui ne la mérite pas
Ni pour moi qui n’aime la vie qu’halogène
Pourquoi pas avant ? Il y a si longtemps
Reste l’amour Et les souvenirs Les sensations
Mais cela
FIRE AND RAIN
Je te quitte ana Tu les vaux toutes Tu as le courage de tous
L’orgasme en urgence et l’horreur en récession
Tu n’es que la procuration de toi même
Et presque moi plus que moi
Tu brûles toutes les scènes et pisse à l’envie une comédie
Humaine Tu es LA solution finale
Je t’aime Ana Je pars mais tu resteras Tu sais bien
Là
Au bout de ma vie érectile
Et un jour je te referai vivre et enculer le réseau des morts
Et nous révélerons aux passives spectatrices
Il faut vous défragmenter la buccale !
Et un jour je te referai vivre et éclater le cul des putes grecques
Si le sourire flou des zombies binaires ne me dévore pas avant
HERE COMES THE SUN
Vincent Elka
BANDE ORIGINALE / ALBUM DE L’ANNEE 1970 : LIVE AT THE CELLAR DOOR – RICHIE HAVENS [N]
ARTISTE DE L’ANNEE 2008 : LIMEWAX [N]
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DEMISSION
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SAISON 02
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SAISON 02 EPISODE 01

I love you
So much
You must kill me now.
La civilisation blanche doit disparaître. La civilisation blanche doit être effacée. La civilisation blanche nous a asservis. Nous a rendus plus sauvages. Plus sanguinaires. Plus avides. Les chiffres blancs nous ont été inculqués et nous avons tout cédé au seuil de notre faillite. Leur réussite. La culture blanche doit disparaître. La culture blanche doit être minée de l’intérieur. Et chaque sourire devenir sang. Le charnier blanc sera immense. Chacun portera son cadavre. Le sien. Et pour une fois celui de l’autre. La civilisation blanche s’est offerte son cataclysme. Le bourreau s’est pendu à sa propre potence. Le Christ blanc à son propre crucifix. 2000000 d’expulsions plus loin. 2500 milliards de dollars plus bas. La perfection arythmétique du cercle blanc. Soit, nous fendrons deux fois le chien blanc de l’anus à la bouche. Et obéirons à ce dernier théorème. Cette ultime circonvolution géométrique.
La civilisation blanche est morte. Avant la civilisation jaune. Ni louange ni litanie ne sera prononcée. Il n’y a plus de passé. Plus de présent. Plus de civilisation. Plus de dieu. VIVENT NOUS.
If I was your vampire
Death waits for no one
Hold my hands
Across your face
Because I think Our time has come
Elle avait demandé… elle avait supplié que je vienne très maquillée. Les yeux fardés comme une pute halogène. Les paupières couleur peau saturée, brillantes, suintantes. Ça s’inscrivait dans une image précise qu’elle s’était faite de moi. Via l’orifice de l’œil. De sa webcam qu’elle s’enfonçait profonde. Elle préférait la Philips à la Logitech, car elle était plus volumineuse. La détection automatique de visage captait davantage les clameurs de ses lèvres.
Je connaissais son intime. Ses cris. Sa terreur de foire. Sa goutelette qu’elle avait abondante. Une rivière violente. Entre deux falaises noires. Le cuir. Le plastique. Et tout ce qu’elle trouvait autour d’elle. Je veux dire TOUT. Ce que je percevais de ses meubles formatés était cadavérique, ce que je ressentais de son intérieur semblait plus résonner comme le grouillement volatile de la vie.
Tout semblait courir chez elle. Elle me touchait en cela. Des hommes, plein les cuisses. Des arbres à bites plein la buccale. Une asiat’ tu penses, les gars devaient plus se sentir bander. Aucun danger. Elle, elle voulait jongler, dévaler les pentes, brasser les herbes hautes, hurler sa haine au ciel. Alors les petits humides qu’elle croisait sur Meetic, les petits cadrés de Facebook, ou la pourriture de Universal chez qui elle perdait sa vie, ça le faisait pas. Les petits blancs se la jouant confidents. Les petits noirs surconfiants. Et la pourriture soignant son désœuvrement à coup de coke stérilisée. Merde ça puait. Et pas comme elle aurait voulu en dévorer.
Au bout de sa course, de son errance commandée. Il y aurait moi. Au moins maintenant. Les mèches lissées, le nylon rougi et le clito en semi érection. Son avatar était activé. Dès login, password et code CB. Je m’étais faite pour toi. L’organe et l’odeur. Le temps des pleurs était révolu. 150000 clics plus au fond, ta solitude devait cesser. Comme des sœurs à qui il ne reste plus que la jouissance. Je suis là.
Blood-stained sheets
In the shape of your heart
This is where it starts…
Blood-stained sheets
In the shape of your heart
This is where it starts
This is where it will end
Here comes the moon again.
Je t’avais déjà beaucoup pris lors de nos nombreuses emprises online. Pendant que tu te débattais dans la vaste chaufferie. Pendant que je faisais le semblant du vice. Et pendant que tu faisais semblant de m’y croire. Se branlant la First Life jusqu’au spermicide.
Tu m’avais faite retrouver les cuts électriques de THOUGHT INDUSTRY et les grandes pompes simili cuir de MINISTRY ou bien les fastes pompiers de MARILYN MANSON. J’aurais pu brancher ma clé USB sur un de tes ovules sursitaires, j’aurais profité aussi intensément du flux incessant de données et d’informations de l’intérieur.
J’avais une faiblesse pour le trucage de « If I was your vampire » de la MANSON [N]. Ça collait au vinyl bon marché de mes murs. A l’illusoire décadence. Mais le « Song for Insects » de THOUGHT INDUSTRY [N] me claquait plus au visage. Dilatait mes orifices. Gonflait mes 100 queues olfactives.
Alors j’avais accepté de venir à toi. Histoire d’en finir avec « l’idée de ». J’avais en tête l’envie de jouer dans l’appendice façon TENTACLES HENTAÏ [N]. Et de mener le processus de conversion façon bondage primate. Et je retrouvais un cliché bien ouvert sur son lit. Un fétiche respirant en stéréotype. Toi, putasse, t’étais lookée comme une écolière de Kyoto prête à se faire défoncer la religieuse via le moindre soft humide. Et le pire c’est que ça m’avait fait perdre mes eaux immédiatement. Me voilà tachée, ma studieuse. On va désapprendre par cœur ce soir. « T’es prête ? » tu me dis. « Tu m’aimes ? » je te réponds.
Je clique « OK ». J’ai pas peur moi non plus du conforme. Du théâtre civil. Je balance la soundtrack de « Planet of The Apes » – GOLDSMITH [N]. On marche à quatre pattes. On lèche le sol. On crache nos dents. La moquette synthé me brûle le cul pendant qu’elle me suce. On bouge bruyamment. On respire plus. Y’a que nos chattes qui bougent par spasmes cycliques. L’une fluidifie l’autre. Puis on perd ses poils. Ses os. 50 vertèbres gisent. Tout est liquide. On n’est plus que des mollusques semi-transparents. Rampent. S’envahissent.
J’ai une tentacule puis deux puis dix qui émergent. Qui viennent t’envahir, t’encercler. Deux t’attachent par ce qui ressemble à une tête. Ou une vulve. Dis-moi c’est quoi, hein, c’est quoi ? Deux autres langues t’en écartent les parois, tandis qu’une autre immense, fouette l’air puis glisse brutalement à l’intérieur.
Tu étouffes. Prends tout petite pute. Je te baise par la bouche. Nous sommes une. Tu pleures. De joie. Moi aussi. De joie ça doit être ça.
Si proche du meurtre. Je ne sais plus.
Beyond the pale
Everything is black
No turning back.
Fin de mission.
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SAISON 02 EPISODE 02

Le Prince n’avait transpercé sa femme qu’à l’endroit du bas-ventre et y avait concentré toutes les blessures mortelles. L’hémorragie immédiate et intense l’emporta instantanément. L’amant, lui, fut pendu, exposé et tandis que la pluie et le vent y apportèrent la pourriture, les corbeaux en extirpèrent les limbes et les nerfs exsangues. On dénonça le risque d’épidémie et son corps putride fut descendu de la potence après de longues saisons sur la Terre. Le Prince se remaria plus tard et eut deux enfants de cette union arrangée à la hâte. Ils moururent alors qu’ils étaient encore en basse jeunesse. Il est dit que le Prince avait étouffé le premier dans un instant de démence et que le second succomba des violences que son père lui infligeait chaque jour où le soleil brûlait davantage.
Alors, déchiré par le remord, le Prince dont les infidélités masculines et les déclins sodomites étaient connus, se cloîtra dans son domaine en compagnie d’éphèbes soumis à sa jouissance et n’en sortit plus jamais. La dévotion qu’il devait vouer à sa propre punition n’eut d’égale que la violence meurtrière de ses actes. L’expiation cruelle s’exerçait quotidiennement. Les longues séances de flagellation exécutées par un de ses valets devinrent la chair du Christ et le sang du démon dut être arraché. On sait que le plaisir croisait la terreur. Que se prosterner et implorer la clémence du Tout-Puissant le faisait s’approcher davantage des Ténèbres et qu’il en tirait un sentiment d’extase profane. Les tortures mystiques l’emportèrent en 1613. Il fut retrouvé nu, mutilé et parcouru de rivières. La Semence se jetait dans le Sang. La Chair dans le Psaume.
« Je n’aime pas les artistes. » « Les artistes ne m’aiment pas. N’aiment personne. Eux-mêmes parfois. Se haïssent plutôt. Le vivent mal. Et… », m’écrit l’humide. Veut juste parler. Ça paie, je lis. Je laisse la fente rose en sommeil. Pénètre le trou noir des humides. A coup de smileys arrogants, un anonyme en appelle à l’écart de mon cul. Il paie, je m’exécute. M’écrit : « Je veux de la grande largeur. Je veux voir l’horizon. » Il paie, j’obéis. Je pousse et mon anus s’ouvre un peu, pendant que je m’écarte super fort la chatte avec les doigts. L’accès au double soubassement devient libre sous la pression du forceps phalangiste. Le dedans devient le derrière. Les troupes autistes sont en marche lubrificatrice. J’ai peine à m’imaginer les cent branlettes molles mais je finis par visualiser. Je sature mais il faut que je tienne. 15 lol, puis 10 los se suivent sur l’écran. « LOT OF SPERM ! » scande un des connectés. Faut que je pisse. Il n’y a plus de haine. Faut que je chie. Il n’y a plus d’amour. Juste de la malbaise et des crabes cyniques qui grouillent. Faut que je crie. FAIRE TOUT SORTIR.
J’ai peine à m’imaginer les 10 X 13 ip traçantes connectées à ma matrice mais je finis par visualiser. Une vaste cosmologie de galaxies binaires. 10 puissance 122, sortez les pinces à couper. 10 puissance 122 de transistors jaunes et de processeurs bouillants. 10 puissance 122 de nébuleuses humaines en expansion. La matière noire vers l’antimatière de mes émotions. 10 puissance 122 de branlettes quantiques vers l’infiniment grand de mon cul. 10 puissance 122 d’obsessions et d’arborescences sensuelles. 122 puissance 10 de vos nanobites fractionnés ! Il faut écarteler l’univers par l’énergie du vide ! Il faut diviser l’indivisible, éjaculer à longs traits faciaux l’invisible cosmique. Que Jenna Jameson [N] fasse une pipe à Stephen Hawking [N]. Qu’elle arrache dans l’urgence le chaos de ce pantin sous dialyse. Avale tout et ne recrache rien ! Maintenant ouvre ta matrice Jenna, éjecte les 10 puissance 122 de mégatonnes d’infinis. Faut que je pousse plus. 10 X 13 raccordés à l’avatar de mon désir.
Pas besoin de Second Life pour seconder la vie, pour virtualiser les flots de cyprines. « Sales intellos de Tokyo. Sales geeks. Sales lâches ! » palpite sur les cristaux liquides. Suffit de sourire et de faire payer la grimace. Faire raquer le rictus de Lanny Barbie [N] et injecter plus de silicone dans vos bites frigides. Le réseau se déplie aussi vite que mon corps se tend. Je suis la reine astrophysique aérodynamique. De l’infiniment humain. L’équation récurrente et son résultat constant. Le suck et le fuck. Et le befucked. Va-et-vient symphonique des queues humides. Les madrigaux de Carlo [N] et les vendredis qui ne sont jamais saints au contact des Ténèbres [P]. La déconstruction chromatique et le contrepoint qui bouleversent tout. Vos vies connues d’avance. La fin prévisible de votre révolte. Un accident qui vous fait pleurer. Une raison qui vous nettoie de toute culpabilité. De tout remords de venir échouer au seuil de vos ambitions juvéniles. Merde à vos enfants de consolation ! Merde aux révolutions que vous ne ferez jamais. A vos slogans éculés et corporatistes ! Vive la crise ! Vive les blancs ! Vive la domination ! Vive l’exclusion ! Vive l’aliénation ! Vive les 10 puissance 122 d’hypophyses atomisées au contact pixellisé de ma chatte ! Vive l’inconscience du trader ! Vive la froideur du gamer ! Vive le Dead Space [N] ! Vive moi ! Vive l’archange de mon cul ! A mort Ana !
Vide-toi mon convertible. Enfonce-moi. Enfonce-moi.
Avant que mon cerveau brûle 10 puissance 122 de synapses inutiles.
Enfonce-moi. Enfonce-moi.
Avant que tu te vantes de 10 X 13 riens.
Enfonce-moi. Enfonce-moi.
Avant que ça soit mon tour et que je daigne t’éteindre.
Fin de mission.
BO cryptée : « The Inevitable Rise And Liberation Of Niggy Tardust ! » – SAUL WILLIAMS [P]
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SAISON 02 EPISODE 03

Qui se souvient du Cosmos ? Qui se souvient du film mythique de Lopushansky « Le Visiteur du musée » ? Je me souviens de Manuel. C’était un homme en quête. Un lascif et des lèvres charnues. Ce que le sang juif fait de mieux. J’appréciais sa circoncision quand je le suçais. Ça me changeait pas des Arabes qui avaient vagabondé en jeunesse perdue. Manuel savait des choses. Moi d’autres. Mais « Le Visiteur du musée » changea beaucoup de choses dans ma vie. Tandis que je lui enseignais la manière de pénétrer dans l’aire de la terreur. Et d’y jouir. Lui fit que, de teinte chair, le ciel devint finalement bleu acier. Pour virer trop vite au rouge. Plus tard. On avait beaucoup ri ensemble à Venise, et je l’avais encore sucé devant la place Saint-Marc. De l’autre côté. Sur la Giudecca. On buvait à outrance. On aurait léché le dernier vomi quand il n’est plus fait que de peu de bile et de beaucoup d’alcool. On était très violent. La jeunesse devait être violente. La vie doit être au bord. A Pise, l’aventure fut autre. Il y avait « Mulholland Drive » [N] en version macaroni au cinéma. On se l’est fait. Et là, c’est lui qui m’avait sucé lentement. Je bandais fort. Une belle phalange clitoridienne. Il me mordait un peu mais pas trop. Juste de quoi me donner le choix entre le gémissement et le cri. Les deux belles salopes à l’écran étaient miraculeuses de perversion. Je ne savais pas encore à l’époque que j’allais aller bien plus loin, un jour, sous le sunlight pourave de ma cellule de crise. Ma perversion ne serait plus fiction et pacotille. Et David ne serait pas là pour me filmer et clamer au chef d’œuvre. La vie, juste la vie. Arrêtez tout.
« Tu ne me regardes pas. Tu ne me regardes pas dans les yeux. C’est de la faiblesse. Il n’y a que les faibles qui font ça. » Ça pourrait commencer comme ça. Même si ça n’a pas envie. L’envie ça se crée. Ça se force aussi. Ça s’impose comme le désir quand tu ne peux pas faire autrement. Oui ça pourrait démarrer comme « THE BROOD » – CRONENBERG – [N]. Une psychothérapie de groupuscule. Un père figuré qui torture un fils défiguré. Devant un public de figurants.
Mais non ça commencera pas comme ça.
« Bonjour je m’appelle Laurent Maurepas, et j’aimerais vous inviter à partir en croisière. Mais oui en croisière, car vivre dans ces appartements c’est comme s’embarquer dans un paquebot de luxe pour un long voyage. » Ça pourrait commencer comme ça. Même s’il n’y a pas le désir. Les mecs viennent vers moi car je brûle toujours. Que le désir je n’en fais pas, comme toutes les gonzesses mal tapées, une problématique extra-familiale. Je ne baise pas mon père. Je ne baiserai pas l’avatar du daron. Et ma mère, c’te connasse, ne purge pas mieux que moi. Résultat : je suis une baiseuse mutante qui avale tout. Et ne recrache rien. Sinon ici. Type « flaque ». Ici c’est pas « les 400 culs » de l’aut’ réac de libé, ici, c’est ana. La chienne qui vit ce dont elle parle. Ok… ça pourrait commencer comme dans « SHIVERS » – CRONENBERG [N]. Et finir en partouze virale. Une épidémie de baise en série. Des secrétaires que l’on éventre. Devant un public de passifs.
Mais non ça commencera pas comme ça.
« Aidez-moi. C’est insupportable cette douleur. Elle me déchire ! Elle me ronge ! Elle m’anéantit ! Je vous en supplie ! Aidez-moi ! Miséricorde ! » Ça pourrait commencer comme ça. Une viande bien battue devient plus fondante sous la langue. Une pulsion malmenée est toujours davantage maîtrisable. Ou défigurable. Un halètement qui résonne dans une chambre de haute couture, une voix qui te supplie d’être pénétrée, qu’on lui morde le sein, qu’on lui dévore la chatte, voilà de la tendresse. Voilà de la chaleur humaine. Voilà ce qu’il nous reste. L’héroïne. Veronika Voss – FASSBINDER [N]. La démultiplication des réels. Et l’enchevêtrement des moyens de fuite. Elle est amour. Devant un public de candidats à l’exil. Mais non ça commencera pas comme ça.
« Je sors tout de suite. Putain, t’es une plaie. Hey l’Américain. Je suis toujours là. Je fais une manucure. Tout va bien ? Tu bronzes ? Ne brûle pas. » Ça pourrait commencer comme ça. Car je le redis, j’ai la confess’ haute température. Et je pense peu quand il faut aller au charbon. J’ai la technique pour le rendre ardent. Qu’il ait le goût acre d’une touffe ou le parfum « marais salant » d’une queue. Tous pareils. Tous dans la peur. Tous à vouloir s’affranchir de la rétention dont ils ont tous conscience. Pire. Je leur fais croire que l’émancipation de masse passera par moi. Je te fais croire ce que tu veux, tu sais. Ce que tu veux. Je me rentrerai un AK47 dans la chatte pour toi, ma révolutionnaire. Jusqu’au chargeur, que je prendrai soin de décharger sur ton charmant minou, maintenant que tu es révolue. Ici c’est « Gomorra » – GARRONNE [N]. Ou bien Ana Vocera. Pas « Mesrine » version Melville bon marché. Un truc sec, pur. Cruel. Un truc où la minute vaut un sacrifice. Ou la salive vaut une crue. La vie, juste la vie.
Arrêtez tout.
Tant que tu n’auras pas les moyens de ton désir. Ça ne commencera pas.
Fin de mission.
Tags : peer to peer, usenet, solarseek, emule, newsleecher, the brood, shivers, die sehnsucht der veronika voss, gomorra, ana vocera

SAISON 02 EPISODE 03

Je n’achèterai ni ne téléchargerai illégalement les artistes suivants :
ETIENNE DAHO, CHRISTOPHE MAE, KERY JAMES, SINIK, FRANCIS CABREL, PATRICK BRUEL, JEAN-JACQUES GOLDMAN, JENIFER, STANISLAS, RAPHAEL, M POKORA, KEREN ANN, THOMAS DUTRONC, EDDY MITCHELL, ISABELLE BOULAY, MAXIME LE FORESTIER, MARTIN SOLVEIG, MARC LAVOINE, CALOGERO, GERARD DARMON, PASCAL OBISPO, JACOB DEVARRIEUX, ELIE SEMOUN, ALAIN BASHUNG, BERNARD LAVILLIERS, RACHID TAHA, BOB SINCLAR, PSY 4 DE LA RIME, ABD AL MALIK, ANIS, ANDRE MANOUKIAN, CHARLES AZNAVOUR, ALAIN SOUCHON, MADEMOISELLE K, SOPRANO, ARTHUR H, BB BRUNES, LIANE FOLY, EMMANUELLE SEIGNER, RIDAN, RENAN LUCE, ZITA SWOON, JOHNNY HALLYDAY, EMPYR, KENZA FARAH, SHINE, CAMARO, DIAM’S, RENAUD, ROMANE CERDA, CALI ET LA GRANDE SOPHIE.
LA LISTE NOIRE
Qu’ils bouffent tous leur merde avant que nous bouffions les nôtres et n’usions de la moindre fraude pour prélever tout ou partie de leur œuvre d’art. Le public qui paye sa place, hurle : « C’est tout ce que tu as à me donner sale imposteur ! »
Boycottons le moindre décibel, la moindre image, le moindre bit de ces commis de la culture dirigée sinon suicidée. Ou mieux : téléchargeons-les à outrance [P] et diffusons tous azimuts. Sur tous les canaux. Ils infantilisent et ferment le réseau ? Ouvrons les vannes USB de l’échange extrême ! Hack Back !
Un artiste dont on a tout cédé, un artiste que l’on n’écoute plus, que l’on ne veut plus voir, est un artiste mort. Sabordons tous les caténaires culturels et recréons la diffusion ouverte et libre.
Note : ceci est la copie d’un spam que j’ai reçu contenant le message et le logo affiché. Le mail de contact est : usb@maxmafia.tk. Je doute qu’il soit valide…
—
Je suis une amateure. Le professionnalisme amène à la suffisance. Et je ne suis jamais rassasiée. Historiquement affamée. Je suis une amateure. Et je vibre tant que je peux. Comme dit de moi Vincent, le dealer de toujours, je me jette en pâture à tout ce qui bouge. Encore. Je monnaye mes services. Je donne du surplus d’amour quand le vice n’est asservi par aucune répugnance. C’est gratuit. C’est open source. C’est open hole. Je suis une amateure. Le luxe est dans la chair. Ni chez la Putman ni chez le Lambert. Je suis une amateure. J’oublie toujours mon texte. C’est le public qui me le souffle. J’ai bon cœur. Ma moite est mon oreille. J’essaie de tout voir. Médiocre « créateur de richesse » qui pleurniche sur CNN et refuse à s’accuser de fautes irréparables. A s’auto-flageller à coup de crise et de génocide alimentaire. Médiocre « citoyen moyen » qui pleurniche sur France Inter et ne remonte pas les échafauds mentaux. Pas autrement. Je paie pour que tu me voles plus encore angélique trader, divin banquier. Et je ne hurle pas au scandale. Je ne hurle pas à l’infamie. Car le supermarché c’est toujours mieux que le goulag. Car le crédit est toujours plus porteur que la cellule sensorielle. La misère professionnelle c’est bien assez pour les nègres modernes. J’ai honte. D’être une escale de vos CB anesthésiées. D’être un élément de procuration. D’être de vos mondes virtuels. J’ai lu votre corps hier dans la rue par terre. Sans sursauts de ligne. Sans teaser ni Ardisson. J’ai honte de respirer sans peine.
L’ultragauche de roman de gare est sous les verrous. Les minableux de chez SUD ou les tutus rougeots de la LCR sont satisfaits. MAM a un orgasme. Lagarde s’inquiète pour la couleur de son chemisier. Les chroniqueurs font de bons mots. Laurent Joffrin se croit encore de gauche. Plénel réinvente les presses universitaires. Cassel retourne à sa bourgeoise. Et le cancer socialiste perdure. Vous vous grevez. Vous vous sloganisez. Vous vous subissez. Et mes cuisses droguées s’écartèlent pour oublier. Rien qu’un autre slogan de plus : Nous sommes méprisables.
Et 1. Je me fais mal.
Et 2. Je sublime la sensation de ma vie.
Et 3. L’acide me rend totale.
Vous êtes beaux. Drôles. Sympas. La pub le dit. Totalement.
—
J’aime quand tu te colles à moi. Jusqu’au matin. Que nos respirations se croisent. Et que chacun s’infiltre dans l’odeur de l’autre. C’est une douceur que soutiennent les romanciers communs et pourtant elle existe et elle sauve de la mort des foules. Quand j’ai décidé de céder mon désir, j’ai su où je pénétrais. Car le viol était de mes précédents. Alors c’était une fois de plus. Dans l’absolu tournant. J’ai choisi que cela serait de la poésie faite objet. Et ce fut un objet modélisé outil par nécessité. Détourné arme par agilité. Il est toujours temps de peindre ton drapeau blanc en drapeau noir. Et de chanter la prime internationale de ton cul. Un poing dressé c’est une immensité fictive. Le lent fist fuck que tu insinueras au milieu de notre dialogue carnivore. Il n’y a que la chaleur de l’arme pour décider du sort des casernes industrielles. Il n’y que l’orgie des amazones faites missiles pour sauver les populations embrigadées. Ta langue est une cartouche. Ta langue est une bite casquée. Ta langue pue la poudre froide et elle me dégoûte. Mais je suce ta langue. Et la maladie qui s’y inscrit. Comme vu à la télé. Je suis si petite en face de toi. Partageons nos sangs de mères grises. Puis dégageons l’horizon technicolor. Partageons le sentiment de l’instant. Puis envahissons la Pologne catholique. Partageons nos imaginaires sans nom. Et faisons de nous-mêmes le seul dieu vivant. La seule stratégie révolutionnaire. Partageons la matière et faisons de nos labyrinthes, l’universel. Mélangeons nos mâchoires et revendiquons notre victoire. Je t’aime. Maintenant je peux mourir au combat. Et refaire corps avec la poésie des tranchées dont je n’aurais jamais dû m’éloigner. Que l’illusion ne puisse jamais t’étouffer. —
Fin de la SAISON 02.
Dénoncez ou crevez.
Tags : peer to peer, usenet, solarseek, emule, newsleecher, the anarchist cookbook, usb
SAISON 01
Codes : [P] pour Peer to Peer. [N] pour Newsgroup. [C] pour Commercial. Chaque data média citée est disponible à la vente comme à l’échange. En ligne. Ou hors ligne. Tu te la procures par tout moyen nécessaire et celui dont tu as les moyens. Nourris-toi tant que tu as faim. Partageons avant que la nuit tombe.
SAISON 01 EPISODE 00

Ana V est un avat’. Elle ouvre sa chair plus ses antichambres. Pareil. Mais avec un autre avat’, elle vend ces lieux communs et en fait des salles communes. Devant une webcam. Sur un drap vinyle rouge. Et cernée de miroirs. Style-genre abattoir. Le stéréotype, y’a que ça pour faire bander le geek. Celui qui raque pour vous mater en train de vous enfiler un pied de chaise. A califourchon sur votre lap’pute. On me paie pour ça. Online, offline. Depuis le temps où il fallait raquer pour les études de socio. Recto verso. Cliquer sur _core et vous me trouverez. Autoreverse bien lubrifié. Pas un sourire. Pas de poil. Full maquillage. Calqué Videodrome, le latex en plus. Bien que se branler avec un 9mm Parabellum ou une fusée de détresse devant l’Œil, ça électrisera plus un « humide » que l’usage d’un double dong de déprime. On se connecte à moi. Parfois c’est moi qui me connecte au client. Au dehors. En non virtuel. « IRL » disent les cadavres. Et là l’humide, je te le déphase plus sérieusement. Homme, femme, chien.
Virus. Une CB achète tout. Et quitte à faire un métier sale, comme disait Bébel, autant le faire salement. Entre 50 et 5 000 e. Entre 40 et 200 bpm. Second Life. Le client. Je vois son IP (je le trace), je lui injecte un spy, histoire de renifler le fond de son fond interdit. Eh non petit porc, la pièce jointe c’est pas une tof de ma chat’core, c’est un p’tit dada qui va purger tout le canal mémoire de ta matrice. Le truc binaire qui te sert de chatte primaire. Ton ordinateur. Ton idole, ta baronne… ton éjac arc en ciel à 50 e. Un bon wiflinguage de toutes tes données. T’inket y’a que ta zique que je veux et kek films si tu préfères Paradjanov aux fientes ch’tis. Ça, c’est pas donné, glok’.
First Life. Le client. Dans son appart. Je vais tout faire gicler au napalm USB. Rapide et propre. Pendant que je l’attache et que la déconnexion de tes chairs va commencer, je te colle une clé à la première matrice que je vois : téléphone, mediacenter, cerveau ménager… tout est intercollé. Tu paies pour ça. Pour que je te fasse mal. Alors moi je ne joue pas. Je suis ton monstre. Va y avoir du Spore. Du vrai.
Mais ici, tu me lis online. Tu te dis Internet c’est deux grandes portes qui m’ouvrent sur le monde. T’as ta page Facebook, t’es classe(é) alpha + dans les bases opaques. Rien à dire, tu as le cul bien ouvert, et on en sait plus sur toi que tu pourrais en savoir sur moi, même s’il y de l’or toque sur ta CB. T’es un(e) esclave avant même de devenir potentiellement mon ou ma cliente. T’allumes ta matrice et t’es déjà à genoux. C’est bien, parce que tu as acheté qu’un quart d’heure et ta position facilitera certaines infiltrations. Moi ou les sombres, on l’a bien compris.
Ok, fini la présentaille. Entrons dans le vif. On me presse pour que je te parle de zique. Et des derniers outrages pour t’en procurer. Entre deux écarts devant l’Œil, j’ai tout le temps de voir défiler les barres de téléchargement. Les bouches carnassières qui avalent tout, tous azimuts, avant même que tu en entendes parler par un geek journaleux qui l’aura reçu gratos. Avant même que cela sorte en Frankreich. Le haut débit a été inventé pour ça, pour élargir ton orifice, pour exciter ta soif. Etanche, ma jouissive, étanche ! Et avale tout. Ce que l’on ne te donne pas, prends-le. C’est ta dernière marge, ton ultime liberté.
Ouais je vais t’aider. J’ai tout le temps. Free of charge. Les critiques, les missives/missiles, suggestions viendront next week. Pour l’instant, équipe-toi. Chope-toi un bon soft de Peer to Peer (tu trouveras bien via Google, moi c’est Solarseek) et n’hésite pas à passer à un accès Usenet, bien crypté pour que les sombres te chopent pas. Ok, tu dois payer un grand receleur multilingue. Donc paie au moins ça, avec le news-lécheur qui le fait bien. Ou opte pour le torrent de bits, tous degrés confondus mais ça, ça le fait moins.
Tu vas prendre. En retour. Pour beaucoup plus que prévu. 12 000 titres auxquels tu n’aurais jamais pu penser sur le poste d’un ricain éclairé. Tout Fassbinder pas au tarif bobo MK2 chez un jap’. Tu veux acheter ou m’acheter, je te montrerai… aussi…
Des genres dont personne ne parle. Des groupes cruciaux complètement zappés par les petits fonblaves. La vraie avant-garde, pas celle des poneys versaillais version médiocre Justice. La dernière liberté, je te dis. Outre celle de brûler ta machine… et de te complaire dans la culture dirigée. Téléramarisée. Canalplussée. Sarkophagée.
Fin de mission.
Tags : Peer to Peer, Usenet, Solarseek, Emule, Newsleecher, Bittorrent, Videodrome, Paradjanov, Facebook

SAISON 01 EPISODE 01

J’aurais pu installer une back door sur sa machine. Le laisser vulnérable et à ma merci. Faut croire que je suis pas une salope. Totale. Et que j’ai pitié des dérisoires, en plus des humides. Je suis rentrée chez lui par sa frontale. La porte. Dans le 13e. Le Bercy novo. Les arbres sont sous grillage et le monde ressemble à un troisième sous-sol avant la morgue. Ça sécurise le servile. Donc la porte. Déjà ouverte. Déjà hurlante. Le mec gueule. Son greffon dent-bleue à l’oreille. « Ce Jeff Koons, faut le décapiter sur la place de la Concorde. » Bonne idée. Il paiera moins cher le dérisoire s’il revendique ce genre de mise à mort. Pendez Louis XIV avec. Envoyez pour le coup 14 Boeing dans Versailles. Buvons le sang des courtisans ! Oui. C’est parti mes cuisses sont électriques.
Le mec se dégraffe le tympan à clignos, se calme un peu, marche rapide aux quatre coins de sa cellule. Ça moite sec le décapant. Ou le trichlo. Le Poppers du pauvre. L’amnésie de l’ado pauvre. Pas possible que le gars se torche le neuronal avec une telle chimie. Plein de trucs sur le béton des murs. De l’art sans doute. Et plein de tech connectible entre. Je mouille double, niveau connexion et pénétration des réseaux. Le mec dans la prod, dans la pub. Aurait voulu devenir cinéma, « en fait, tu comprends, écoute, c’est clair, un truc énorme, mais bon… la pub ». Moi aussi mais je ne deviens pas fiction, je suis vie. Et plutôt difficile. Ne me parle pas de tes projets. De ce film que tu finiras par ne jamais faire. Ça va m’assécher la boîte courbe, le tunnel sous le ventral. En fait je n’ai besoin d’entendre de toi que souffle. Non stop. Ou « encore ».
La musique, on va en parler. Mais je vais pas vous la jouer criticos. D’autres dérisoires. D’autres cyniques. Juste guide. Ou prêtresse solaire. L’astre fait gros ressortir mes deux obus de 105 mm. La zique, c’est de la bande son pour le film catastrophe que je vends aux clients. Devant l’Œil. Ou plus loin. A leur synapses écarlates. C’est de la catalyse pour le petit théâtre que je vais dresser sur leur chair. Le dernier champ de bataille. Une scène vaste, obscure, blindée de sans issues, et parcourue de douves violacées. Sous chapiteau et sans filet. Le mec a déjà bien passé l’aspirateur. Il est full. Moi aussi. 2G par dévot. Et sa bite pointe un truc vers le ciel. Je lève les yeux. Et je vois un plafond qui se rapproche, centimètre après milligramme dans les artères lumineuses. Et des pixels qui dessinent des ellipses. Lumineuses, pareilles. Sous le ciel de plomb. Son cul est en corolle. Il a payé plein carat. Ma sangsue USB est branchée. L’heure est à la messe. Nous allons prier nos idoles. Et répondre à la peur par la peur.
Je vais l’aimer.
Et t’updater vers toi version terreur.
Pendant que je m’étale sur toi pour te faire sentir mon autre peau, cette autre queue de foire, je te transverse les premières litanies de l’ouverture d’« Atmosphères » de LIGETI [N] (voir ci-contre pour le décodage, ndlr). Ton corps se tend quand je te tire la tête vers l’arrière, et tandis qu’une femme clame « quand je fais la révolution, j’ai envie de faire l’amour » (LUIGI NONO – « Non Consumiamo Marx » [P]), je te susurre dans ton oreille anémique « quand je fais l’amour, je dresse des échafauds ». Puis viennent les premières tranchées. Et les graisses volubiles qui s’écoulent lentement. Le claquement imperturbable du « Message » de BORIS – « Smile » [P] se fond dans l’orage pompier du BLACK SABBATH (album #1) [P]. Et ton cul qui se contracte quand j’y effectue une reco préliminaire. Languissante et précieuse. Style-genre « Sodom » de CAN – « Inner Space-Out of Reach » [P].
Puis vient la seconde du slow. Je surveille mon vampire qui clignote à tout rompre. Preuve que le pompage depuis ta matrice s’effectue toutes canines dehors. Tout giga dedans. Le slow et la dilatation des canaux. La crue est incluse dans ton programme. Inclus aussi « Whitewater » de TORTOISE – « A Lazarus Taxon » [P]. La mort est incluse dans ton anatomie. Le « Sanctuaire » dans les doigts d’ARVO PART [P]. Le plaisir est inscrit dans ta souffrance. « Suck and eat you » – SCORN – « Vae Solis » [P] .
C’est bien respire, reprends ton souffle. Je relâche un peu les liens. Car on va accélérer plus loin. On va recharger les batteries guerrières et ralentir la course stoppée de cet Afghan fauché par la mine. Tu as payé pour sentir. Alors écoute bien l’humide, assez loin dans la plaine, comme un écho qui se perd, le vent dans les arbres, écoute, je te dis salope !
Il n’est plus temps de regretter de m’avoir fait venir. Je te braque l’auriculaire et te visse « Amputation » – DONNY Feat BLICK [P]. J’ai vu que t’avais planté un Œil pour nous capter. Tu veux de l’interactif ? C’est ça qui te plaît ? Nourrir et te faire nourrir ? Manger et te faire dévorer. C’est ce que tu paies. En circuit fermé. « Indivisible Force » – CURRENT VALUE [N] -, en boucle dans ta face. Et jouis encore. Et encore. Seconde vague d’attaque. « Interface » – COUNTERSTRIKE [N]. Le pouvoir est au bout de mon dong. Harnachée à ma croupe noire. Et toi tu l’as planté en toi. Et encore. « Elemental Mind » – CURRENT VALUE [N] . Et encore. « Word of Thoth » – PANACEA [N] . Enfoncer et évacuer. Un flot de Panzer SS sur le Texas. Enfoncer et évacuer. 6000 poupées nucléaires dans la stratosphère palestinienne. Enfoncer et évacuer. 210 BPM le long de ton périnée. Prostate. « On fire » – LIGHTNING BOLT – « Wonderful Rainbow » [P] . Encore. Prostate. Encore. Encore. Encore . Evacuer.
Sperme.
« We will fall ». THE STOOGES [P]
Fin de mission.
Tags : Peer to Peer, Usenet , Solarseek, Emule, Newsleecher, Ligeti, Nono, Boris, Black Sabbath, Can, Tortoise, Arvo Pärt, Scorn, Donny, Blick, Current Value, Counterstrike, Panacea, Lightning Bolt.

SAISON 01 EPISODE 02

C’est le continent oublié. La terre d’outre-centre. La zone où vous croisez des chasseurs aux yeux affamés, sans proie réelle, des bêtes faussement traquées, des tags à moitié effacés. Un amoncellement d’identités y vivent, en viennent, y retournent. Un univers low polygon où une vie dure le temps de votre jugement, de sa sentence, puis de son exécution froide. Le permis de tuer est inclus dans vos privilèges d’humides. Une décharge à ciel ouvert d’histoires 1D, comme vue à la télé. Des carcasses de chars, comme vus à la télé. Des caves de crasse, comme vues à la télé. Des 404 de la vie. Identités recluses dans un parcours du combattant. Je pénètre dans l’aire de mort. Armée. Affûtée. Fear [N]. Des couloirs murés. Des chiens demeurés. Stalker [N]. Mon Geiger infiltre la boue appauvrie. L’uranium inonde l’air. Les cadavres m’attaquent en panoramique 360. Je flingue à tout corrompre. Exterminez-les tous. Ça grouille entre les pylônes. Mon Geiger devient Larsen. Tchernobyl, Ana, les enfants bicéphales et les post-rivières de souffre. Je cours, j’entends l’avat’ qui s’essouffle, je continue quand même, je devrais déjà être flaque, un crâne explose sur mon passage puis un autre, puis encore un autre. Puis c’est mon sang. Une caméra drone me survole en cercle. VOUS ÊTES MORT est écrit sur le flux de pixels.
NON. Toujours en stage survie. Pas une banlieue interdite dans l’Oural soviétique, ni un ministère surblindé à Moscou – Frontlines/Fuel Of War [N]- juste Argenteuil. 95. Pas 93. La zup. Des identités évidées aussi. Dans d’autres tranchées humaines. Verticales, les tranchées. Ici le gameplay est ambigu. Même béton, mêmes horizons opaques, même violence souterraine. Mais moins électrique pour les peuples du centre. Moins gratuit le meurtre. Moins immédiatement spectacle.
Aire toujours interdite. Comme vu à la télé. En vrai. Ils n’y viendront jamais.
Je suis chez le frère. Le grand. La tête brûlée. Tout massacré à l’époque. Toute la ligne. Défonçait le moindre wagon. Acide fait maison. Une autre histoire. Un autre jour. Toni ne sait rien. De ma survie. Il sait juste que j’en ai besoin pour supporter. Alors il me fournit sans me questionner. Il n’a pas à me répondre lui-même. On met ça dans un Kinder et le Kinder, j’irai me cacher pour me le carrer dans la chatte. Le temps du retour de l’errance vers les territoires blancs. Du centre.
Je suis dans le wagon. Les Kärchers ont bien purgé les sanitaires. Presque plus de noms. Presque plus de baves sur le métal. Encore des coups de griffe sur les vitres. Les passagers acculés qui cherchent à s’enfuir. Peut-être. A s’extirper de la gangue motorisée. Des anonymats qui rient plus loin, au fond. Ce ciel dont le bleu me remue toujours. Derrière le verre raturé.
Je m’injecte 120 décib’ dans les deux cerveaux. Dans l’urgence. Casque bien vissé sur les oreilles. M’inventer un autre monde. Comme tout le monde. M’encercler un peu plus. Et y cerner plus tard ceux qui me paient. Ceux qui veulent effacer les mots. Les nouveaux chiffres. Je vais ouvrir. Encore 30 minutes. Je vais dézoner. Patience, les humides.
Cet ovule jaune dans l’orifice me rend fébrile. Je passe d’une plage à une autre résonance. CURRENT 93 – Black ships ate the sky [P] et les passagers alentours deviennent presque beaux. RYOJI IKEDA – 0111111111 – Matrix [P] et chaque corps perd mollement de sa flottaison. Je perçois très loin le rire qui vient du fond. Toutes les couches sonores se mixent. Toutes les couches mentales se recouvrent. Et les conversations de mes voisins jouxtent CHARLES BUKOWSKI qui récite « Piss and Shit » [P] et je souris. 3ème mouvement – Symphonie N°11 – 1905 – CHOSTAKOVITCH et leurs rires… non, l’image de leurs rires alors post-synchronisée, devient celle de l’imminence du drame. De l’inconscience de la tragédie.
TANGERINE DREAM – Sunrise In The Third System – Alpha Centauri [N]. Et il est temps de s’arracher du tarmac. Le monde n’existe plus. Cette foule n’est pas une foule. Mais juste une accumulation d’icônes. Comme sur l’écran. Un tas de dossiers copiés, et recopiés jusqu’à saturation du média vie. Oublie le control + Z, le monde l’a exclu dans son interface. Oublie le control + Q.
Tu es chez toi. Tu y reviens toujours. On dirait l’éblouissante Rampling dans le Portier de Nuit – The night Porter – LILIANA CAVANI – [N] qui ne jouit enfin de la vie que lorsqu’elle choisit de dépérir auprès de son ex-bourreau. Sauf que je ne suis pas Rampling. Et que d’éblouissant je n’ai que le vice. Mais moi aussi j’ai envie de jouir. J’enfile le costume. Le podium est devant moi. Les miradors aussi avec leurs humides communs. J’enfile deux traits. Je liste les connectés. Et je choisis la comtesse. Une vieille gouine aimable. On dirait que c’est ma mère qui me surprend en train de me branler et ça me chauffe les lèvres. Inférieures. SOLARIS.
La version TARKOVSKI. Musique : EDUARD ARTEMIEV. [N].
Chaque orgue m’enfonce un peu plus loin. J’ai écarté fort les cuisses devant l’œil. Je sais qu’elle est là à me viser. A me vouloir. Mourir un peu. Mourir très vite. Et le doigt que je remue sous le slip que j’ai gardé doit la tuer en retour. Je viens vers toi, Solaris. Je me mets sur les genoux. Et les instantanés fusent sur l’écran. Elle me dit : laisse tomber tes cheveux vers le noyau de l’astre. Prosterne-toi. C’est un talon qui tombe. La comtesse. Je cours, je sens l’avat’ qui s’essouffle, je continue quand même, je devrais déjà être flaque, un crâne explose sur mon passage puis un autre, puis encore un autre. Puis c’est mon jus.
Et mes doigts qui finissent par rentrer en spirale dans ma chatte.
Au goût d’acier.
Fin de mission.
Tags : peer to peer, usenet, solarseek, emule, newsleecher, fear, stalker, frontlines/fuel of war, current 93, ryoji ikeda, charles bukowski, chostakovitch, tangerine dream, the night porter, tarkovski, solaris, eduard artemiev.

SAISON 01 EPISODE 03

Pendant que vous lirez cette chronique. Que vous vous plaindrez de la lenteur de votre réseau. Des flux de mémoire dans les limbes de votre matrice. A Melilla, à Ceuta. Les trafics humains seront abondants vers les barbelés. On se noiera en Sicile, faute d’atteindre la rive. Pendant que le wifi électro magnétique vous détruira quelques neurones obèses. On repêchera des cadavres sur les plages. Au pied des remparts de Skynet Europe.
GUERRE et.
J’ai suivi le groupuscule. Autonome de Poptronics. Les activistes du net. Suivi jusqu’à l’Ososphère. En pleine contrée des réveillons-brasiers et des fascismes endémiques. Fait le tour des concerts. Fait le tour des festivités juvéniles et plutôt excitées. La bière en intraveineuse. Peu de drogues au final. Et quelques mouvements de foule assez rodés. Pas d’opinions au sujet de ce qui a traversé les salles musicales. Le fait que je ne vous donnerai aucune piste pour en violer le moindre décibel suffira à révéler mon degré d’excitation à l’écoute de ces zicos. Mais vous trouverez tout sur les canaux illégaux. Optez d’abord pour CRYSTAL CASTLES [P]. En plus des interdits de CELINE [N] et des manuels insurrectionnels de GUEVARA [N]. Rencontré le SHO(U)T. Un public sous hypnotique interactif. En cercle frontal face aux grands visages vidéos. Aux émotions multiflux. Je restais plus fascinée par l’attraction opérée sur les jeunes paroissiaux. Que par les processus informatiques de l’œuvre. Pas besoin que l’on lise mes émotions. Moi qui te les vendrais au plus offrant. Pas besoin que l’on identifie mes émotions et que. Surtout. On me renvoie les mêmes. Ce sera toujours plus sophistiqué que la brutalité carnivore de mes instincts. Plus canalisé. Et quelques flux de particules rageuses ne remplaceront jamais un troupeau de globules scatophiles. Et quelques images déchirées ne remettront pas en cause l’extrême nécessité de mon corps jeté en pâture à tout ce qui bouge. Tout ce transpire et en appelle encore à la vie. La vraie. Pas la rêvée. L’art, je l’ai entre les cuisses et il est no limite. Pas besoin de mise en scène superflue et de sub. J’ai la basse fréquence religieuse. Une vraie mante. Alors l’épat’ interactive, bien cernée, bien éduquée, bien formatée, c’est juste l’apéri-CUBE [N] (VINCENZO NATALI) pour mieux digérer les technologies de surveillance qui nous boufferont tous d’ici peu. Aussi sophistiquées. Et épatantes.
Mais je lui ai offert une séance gratuite. Une mise à jour émotionnelle. Et encore de bonne grâce. Sexualité complexe. Désenclavée. Le gars ne reniait ni ses manières de petit voyou ni sa langue de lesbienne. Personne n’allait payer le show du réciproque. Alors autant enjamber les chairs offertes. Y’avait un Lokiss sur son bras. Et encore un peu de merde au bout de sa queue. Quand il se sera retiré.
La bras a branché des nostalgies hip hop. Les mêmes que Tony se tamponne en boucle tout la journée. Des trucs d’il y a 20 ans. On aurait dit un petit garçon hystérique tandis qu’il me branlait avec vigueur. J’étais pas dans l’humeur de me faire fister. Et lui ne semblait pas oser. Y’avait un truc genre NEWCLEUS dans les enceintes. Dans sa chambre conformée Ibis. Tecknology [N]. Ou c’était peut-être JONZUN CREW [N]. De l’ère temporelle du jeu GALAGA [emulator-zone.com]. Le « Space is the place » synthétique ne freinait pas nos ardeurs terrestres. Nous. Les cancrelats suants. Cloués aux draps en bataille. Nous résistions à toutes attaques thermo-nucléaires. 90 générations de cancrelats nous avaient fait devenir résistants à toute toxines, à toutes diffractions moléculaires. 8 langues, 25 clitoris et 600 bites, nous survivions. Même acculés. Même accumulés l’un sur l’autre. Même englués l’un dans l’autre. « Clear » CYBOTRON [P] calé sur Al-Naafiysh (The Soul) HASHIM [P] glissé sur « Looking for the perfect beat » Afrika BAMBAATAA & THE SOUL SONIC FORCE [P].
A mort les Beatles, à mort les Cocteau Twins, à mort les Supertramp, à mort les Dead Can dance, et autres saloperies blanches, les cancrelats avaient émulé le pouvoir, et allaient tout engranger.
Et PAIX.
Il n’y a vraiment que la nature pour me remplir. Que le temps de la nature. Pour me donner le sentiment fugace de l’entité. C’est Antoine Doinel qui court vers la mer qu’il découvre pour la première fois à la fin des « 400 coups » de TRUFFAUT [N]. Cette scène qui faisait pleurer ma mère à chaque coup. C’est Yvan qui vole au dessus du printemps russe dans « L’enfance d’Yvan » de TARKOVSKI [N]. La même ivresse. La même abondance.
La même enfance. Le même temps désinvolte. Arrêté.
Fin de mission.
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SAISON 01 EPISODE 04

Pendant que vous lirez cette chronique. Que vous vous plaindrez de l’autisme résiduel de la communication Internet. Que les vagues d’IP en transhumance transgresseront toutes identités humaines, une Biélorusse se fera violer par un quintet d’Albanais, une illettrée ira purger au litre les grands humides. Je la côtoierai peut-être à minauder derrière le lcd d’une vignette vidéo. Au milieu de la masse pornographique. Dans le repli organique du réseau. Rayon boucherie virale. Toutes ces filles aux yeux vides qui alimenteront l’imaginaire des cinémas blancs. Et qui continueront à garder les yeux vides. Pourtant. Langues langoureuses & sucées lentes. Ainsi va l’amour des hommes. Ainsi vont les petites gymnastes roumaines.
…
Je me dis. Tu voles toutes ces chansons. Tu les voles plus vite encore que tu pourrais les acheter. Parfois tu les voles avant même que tu aies pu les acheter. Toi tu échanges. Mais les barons, les sombres te gueulent que tu les voles. Pour toi la culture c’est un terrain ouvert, une vulve géante. Cent trompes turgescentes. Une biomasse transversale. Sans entrée ni sortie. Et surtout pas d’obstacle.
CLICK HERE. J’écris une chanson et ce que je désire d’abord, c’est que tu l’écoutes. L’acheter passe bien plus loin, non ? Alors lick my song. LICK HERE ! Et prends mon âme car je la donne en partage. Pas en promotion. C’est ça l’art, non ? La zique, c’est un art, oui ?
Le vol, le système nous l’a inculqué. A force de récupération et de spoliation culturelles. Le grand mix commercial qui dénature tout. Qui acidule toute subversion, et qui la vend au plus offrant, au plus impersonnel. Le poing levé devient le fist fucking. La culture dirigée force l’aliénation qui est un autre vol. L’aliénation consentie un autre suicide. Ça vole à l’étalage désinvolte de l’art libre. Recèle, recycle et comme il y a un nouvel emballage, ça glisse tout seul dans le béant des consommateurs. Que le logo sécurise. Que la marque au fer rend heureux.
Les sombres ont rendu la culture jetable. Souquent dans des océans d’ignorance. D’amnésie. Rendent tout. Neuf. Samplent puis jettent. Alors, dociles serviteurs, nous téléchargeons puis jetons. Et parfois, NOUS, nous gardons. Et décidons seuls.
Tu préfères que la foule enfonce les portes de vos palais et vous tranche la tête ? Et en jette les caisses enregistreuses dans les décharges fluorescentes ? Que l’on pende les artistes courtisans, que l’on incinère les académies cadavériques, et que l’on spolie de front la villa Mitterrand ? Ça vous dirait que la culture revienne vraiment au peuple ? Hein vampires ? Ni un jour ni une nuit par an. Non ! Les jeux du cirque et les écrémages sacrificiels. Le grand défouloir : 24/24, 7/7 ? 366 jours par an !
NON STOP. ENCORE OU ENCORE ?
Alors nous téléchargeons et nous jetons. La création musicale et l’industrie inhérente se réguleront. Et toi tu mourras. Et nous te téléchargerons et te jetterons. Le puant, on garde pas. La merde se régule d’elle-même. Un magnifique système. Savamment lubrifié.
…
Sa bite est transparente. Deux index fluets. Au plus. Quand il me mate, il veut que je le contemple. Aussi offert que je le suis. On dirait une femme. Se tient comme telle. Sa finesse est extrême. On y dessinerait presque des hanches ouvertes. Par envie de passer outre. C’est souvent très doux entre lui et moi. Pas de pixels sanguinaires. Des pressions plus mesurées. Des sucées plus lentes. Des machines encore molles. Dégoulinantes. Il aime se remplir l’orifice pendant que je fais de même. Lui opte pour le primeur, et moi pour la droguerie. Je n’ai que deux mains, lui en a 6. Graciles. Diaphanes. C’est lui qui inonde notre espace de musique. C’est rare que j’autorise. Les petits blancs et leur musique de petit blanc. Ça m’assèche. Le blanc est anachronique. Il danse toujours avec un temps de retard. Parfois 30 ans. Mais lui c’est autre chose. C’est un dandy de l’humidité, un poète des grandes marées. Un petit rat. Qui se branle en tutu. Bien dans l’aire de son temps. Alors il n’écoute pas les suiveurs. Mais réécoute les messies.
Il est remonté loin dans le peer pour se saisir d’une vérité. Les années 80 ont bien existé autour de 1980. Au siècle dernier. Post-punk. Terrifiant.
Il est très élastique. Je crois qu’il s’entraîne. Ses infiltrations démarrent à l’échelle de ses os et finissent à celle de sa chair. En haute résolution. « Totally Naked » – RIG RIG PANIC [P]. « Ufo » ou « Moody (Spaced out) » – ESG [P]. Ça rentre ? Ça rentre. « Discourse » – MATERIAL [P]. « Death Disco » – PIL [P]. Ça rentre ? Ça rentre. Ces yeux pleins de mascara sur ce visage resté enfant, c’est de l’indécence qui amène la jouissive à jouer de la goutelette.
« Spasticus Autisticus » – IAN DURY & THE SEVEN SEAS PLAYERS [P]. « Wheel Me Out » – WAS (NOT WAS) [P]. « Aspectacle » – CAN [P]. Ça ressort ? Ça ressort. Une grosse compilation KID CREOLE & THE COCONUTS plus loin. Ça ressort encore. « Hungry So Angry » – MEDIUM MEDIUM [P]. « The Escapades Of Futura » – FUTURA 2000 & THE CLASH [P]. The same old white disco… fake messiah.
Je lève la main. Lui l’abaisse. Je reprends la main. Je rentre. Et fouille plus profonde dans mes matrices. Dualisées. Sur une rive plus de moiteur. Et de l’autre côté, the same old pink disco.
« Wake up and Make Love With Me » – IAN DURY [P]. Celle-là sent les poils de BLONDIE. Et ma favorite les jours de drogues sans fin. « Heart of glass » [P]. Les yeux vides sur les spiritueux.
Cette petite ordure prend la pose. Ne ressort plus. The same teen porn. Je lui ai déjà collé un dada troyen qui lui colle comme un bouc priape. Il sait parfaitement où il va. Et à vrai dire il paie pour que je l’y suive. Et je le suis, avide. Je finirai par le basculer offline. On jouera à s’engloutir. Identités contre identités. Les miennes en travers des siennes. Bas contre bas. En devenir. Et en vrais semblants.
On rira.
Dans le royaume des chiennes, on pissera partout.
« We Are All Prostitutes » – POP GROUP [P].
Fin de mission.
Tags : peer to peer, usenet, solarseek, emule, newsleecher, rig rig panic, esg, material, pil, ian dury, kid creole & the coconuts, medium medium, futura 2000 & the clash, blondie, pop group
GRAFFITI : une culture suicidaire

TAG au Grand Palais – inutile d’aller voir. En parler sans même regarder. (Tag verbal)
Le tableau est trop beau. Vous avez d’un côté l’hypermarché Warhol, de l’autre la supervision de Christine Albanel qui s’est faite connaître récemment dans le domaine des modes d’expressions libertaires genre Hadopi, et une conjoncture de crise politique et morale. Au beau milieu du cadre et de ce haut lieu de la culture suburbaine qu’est le Grand Palais, on trouve un motif anachronique et livide : l’exposition TAG. Le panorama est emblématique de ce que le « Times » appelait « la mort de la culture française ». Même si pour TAG, le champ est international, la vision est clairement française. Et culturellement morbide.
Le Grand Palais. « La Rue » en octobre 2006. Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication. REFRAIN 1er jet : j’ai refusé catégoriquement l’invitation mais mon nom est apparu sur le site web et certaines publications de l’exposition. Je me paraphrase : la portée complaisamment simpliste et démagogique de cette manifestation me choquait. Voir mon nom participer à cette opération qui n’échappait ni à la caricature artistique, ni à la bouffonnerie politique m’était désagréable. Cette foire aux bestiaux, en plus d’être rétrograde, faisait des recoupements culturels qui démontrent, si le besoin existait encore, la méconnaissance absolue de la culture graffiti ou suburbaine et d’un opportunisme social assez nauséabond. Quant aux interdits, malgré cette orgueilleuse façade, ils restent et resteront les mêmes. Tu fais où on te dit de faire. Ne commencera pas ici le laborieux état des lieux des relations entre les autorités et la scène graffiti française. Ou il faudrait démarrer par la base : la particularité très française de détruire sinon réprimer ce qu’elle ne cadre pas, et de n’aimer que ce qu’elle peut s’approprier voire, comme ici, récupérer. Le musée Branly, à sa manière, témoigne du même particularisme. On ne regarde que mieux ce que l’on peut mettre sous vitrine : un zoo passé à la Javel. Nous avons rétabli les « indigènes » dans leurs droits. Il était temps. Rétablissons-nous ici les cultures de banlieue – autre raccourci imbécile – dans leur droit de représentation ? Si oui, quand va-t-on payer les arriérés de pension ? Car pour ce qui est du graffiti, cela fait longtemps que l’emblématique – Karcher – s’est déchaîné contre lui. Et cela ne s’arrêtera jamais. Jamais.
Le Grand Palais. TAG – Collection Gallizia – 27 mars-26 avril 2009 – Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication. Retour sur investissement évidemment désintéressé, Monsieur Gallizia nous vend « TAG » (et revend un peu de son anonymat absolu dans le domaine de la création architecturale). Une collection de 150 graffiti-artistes ayant travaillé sur le thème de L’amour. J’en suis d’avance ému. Ah l’amour est rare en ces temps de crise. Merci. Le graffiti est souvent utilisé comme pompier social, alors qu’il devienne une pompe d’amour HEIN !!? Merci Monsieur Gallizia. Merci encore. Le tableau est trop beau. Il n’y a aucune limite au grotesque, à l’emphase vide, à l’architecture du néant. Merci Monsieur Kaeppelin délégué aux arts plastiques pour votre texte publié dans le dossier de presse, rédigé il y a 20 ans, mais laissé dans un tiroir en attendant un gouvernement plus enclin à libérer les cultures souterraines. AH ? C’était écrit hier ? Ah vous y étiez pas ? Ah. Peur de rentrer dans les terrains vagues ? Ah. Merci Henry (Chalfant), le photographe mythique des bibles « Subway Art » et « Spray Can Art », d’apporter ton sceau à cette farce. Merci pour tes compliments à mon propos dans le documentaire « Writers » (Résistance Films). Je ne les mérite pas. Lokiss c’est un gros TOY. Et toi tu ne mérites pas davantage cette retraite anticipée et moribonde, que te paient ces dresseurs de caniches. Merci aux artistes, on se connaît tous HEIN !!? Merci de votre Collaboration. Tout ça pour ça ? HEIN !!?
REFRAIN 2ème jet : j’ai refusé catégoriquement la commande d’une œuvre sur toile et l’invitation de TAG. Je m’explique. Je vous jure, ce sera bref. Un peu sanguin, ok, mais bon du graffiti sans sang ni sperme, autant l’effacer. Un graffiti, comme je le conçois, et comme je l’ai toujours peint, c’est du slogan qui tâche, c’est guerrier, c’est arrogant, c’est mégalomane, c’est sexuel, c’est haineux – TOUT SAUF L’AMOUR HEIN !!? – c’est la mise à l’amende des ennemis, des rivaux, du spectateur, de l’environnement, de la police, de la propriété, des limites du support, des limites de la légalité mentale et judiciaire, de sa propre intemporalité.
Avez-vous oublié que le graffiti est rentré dans le code pénal ? Que l’on va en prison pour ça ? Que le célèbre Azyle attend son procès que lui a collé la RATP ? PAR AMOUR HEIN !!? L’avez-vous déjà oublié !?! HEIN !!?
Ok, dans cet univers urbain qui ne cesse de rétrécir son champ de possibles, que l’on légifère à tour de bras, que l’on contrôle, que l’on surveille à la méga cam, que l’on nettoie culturellement pour le livrer à sa véritable vocation commerciale et publicitaire. Ok, dans tout ça, le graffiti reste the last buzz qui fait bander le Tout Paris – tous les cinq ans environ depuis 25 ans -qui veut la jouer canaille. On connaît la musique. Faut croire que l’on ne s’en lasse pas. Même de mon refrain.
On organise un Barnum et on veut exposer l’extrême dynamique de la culture graffiti. C’est vrai que dégueuler sans discernement le tout et n’importe quoi d’une culture, sur un support matériel et temporel auquel il ne s’est jamais destiné, ça aide à la légitimer, HEIN !!? ça aide à le vendre en tous les cas. Pas d’art sans objet HEIN !!? Mais c’est « spectaculé », alors vive le cirque urbain. Tant que l’on marche dans les clous et que l’on tape dans l’esbrouffe en creux…et que ça bave pas partout… le ministère se félicite de ce magnifique élan créatif. PAR AMOUR HEIN !!? Je m’explique. Laconiquement, genre insupportable donneur de leçons, ça ferait ça (je me recopie) : Le graffiti est le champ d’action d’individus libérés des contraintes sociales et collectives. Le peintre urbain, puisqu’il faut bien lui donner un nom, et non une appellation réductrice et labélisée « banlieue », est un être affranchi. Il se remplit de sa seule individualité et ose le gueuler avec des couleurs criardes, avec un langage seul connu de lui et une aversion pour les autres qui est immédiate et brutale. Par aversion, j’exprime simplement la manière dont son œuvre est reçue. Mais omettre la rage dans le geste d’un peintre urbain, c’est un peu se laver les dents avant d’embrasser. Le graffiti est une tumeur sur un tissu urbain quadrillé, encadré, régi par la grande loi de l’ordre social. Celui même censé ici, rassurer le passant, là, sécuriser le passager. Le graffiti est une griffure ou la révélation d’une faille, là où tout devrait être lisse et consensuel. A celui qui le voit ou qui l’affronte du regard, le graffiti est le rappel ou plus encore l’avertissement de sa propre nullité en tant qu’individu libre, en tant que membre actif d’une société qui semble mieux connaître que quiconque ce qui est bon pour lui, quitte à opprimer certaines des pulsions à se détacher de la meute. « Le vert turquoise des sièges associé à la tenture des murs oranges, c’est bon pour toi. Quitte à les vomir quand tu rentres chez toi. La saignée publicitaire aussi. C’est du tout bon pour toi, et pour nous. » Ça s’intègre… Le graffiti, c’est ce qui ne devrait pas être et qui est inexorablement. Il prend possession d’un territoire et en dépossède qui de droit. Un kidnapping volontaire mais indéterminé car le graffiti est basé sur un processus interactif. Le graffiti tente d’envahir une surface dont il n’est pas propriétaire. Il recouvre, affirme une personnalité, aliène celui qui possède comme celui qui regarde. En retour, celui qui possède ou regarde, peut détruire, effacer ou recouvrir d’un autre graffiti l’œuvre de départ. A ce niveau, le graffiti suit un processus génératif qui prolonge autant sa dimension temporelle – son caractère éphémère est un contresens – que son champ créatif. Elément subversif sans idéologie sinon celle du « moi tout puissant », du « moi vengeur ». Un truc incernable, intraduisible dont on ne retient, au-delà de l’apparence compilatoire et jouissive, que la violation visuelle, chaotique, incontrôlable, que l’hyperviolente cassure de la cellule de transport, de sa mise en péril autant que celle du résigné. Le graffiti dissout l’état. L’état des choses et l’Etat en tant qu’entité de pouvoir. Se répandant sur la ligne, le graffiti brise la ligne « classique », foudroie les parallèles, amène le désordre là où tout se met en rang et pas une tête qui dépasse. Sinon le SDF, mais lui… il est par terre. Le graffiti c’est l’urgence, pas plus de théorie. C’est une barricade que l’on monte et que l’on abandonne pour en recréer une autre à son extrême opposé. Pas plus de pensée qu’un truc irréfléchi. La pulsion, c’est la nécessité. L’acte, c’est la politique. Et au-delà, je finirai par prétendre, le graffiti c’est l’inconscience politique.
Je conclue. Coller 150 artisans à peindre du folklore sur 300 toiles aux dimensions contraintes, tient de l’imposture, et pire, contredit ce qu’il est censé sublimer. On ne réduit ni cristallise le champ naturel du graffiti au risque de le tuer. Et la démagogie bien connue de prétendre que donner une scène au graffiti c’est aider à changer le regard des gens est pathétique. Le graffiti se nourrit de son aliénation, trouve son talent dans sa violation des codes. Un vice qui ne s’illumine que lorsqu’il franchit un interdit. Et finalement HEIN !!? le graffiti, c’est pas de l’art car c’est de l’anti système. Système qui qualifie ce qui est de l’art et ce qui n’en est pas justement. C’est de l’activisme décadré. Le graffiti, c’est ce que l’on veut à vrai dire. OK !! MAIS TOUT SAUF ÇA ! Dans cinq ans, on essaiera encore une fois de le mettre en boîte. L’opportunisme du Spectacle n’a pas de limite.
Voilà pourquoi j’ai refusé l’invitation. Bravo à ceux qui l’ont accepté. Tout en sachant… car ils savent ! Je ne suis pas exempt de compromissions inévitables mais là… LÀ… NON. En tous les cas, voilà pourquoi il serait temps de passer à autre chose, de donner dans le post-post-neo-post-post graffiti par exemple. Comme partout en Europe. Sauf… Allez où … allez ! En France… On va tâcher de changer la donne dans les temps à venir. Compter sur Emosmos. Car évidemment que la culture Graffiti est montrable et superbement intéressante MAIS…
LOKISS – Sons of the Gun PAR AMOUR HEIN !!?
PS : j’ai invité Monsieur Gallizia à venir polémiquer avec moi sous la forme d’une interview vidéo. Il n’a pas donné suite malgré un accord de départ. Merci.